Tables de nos Ancêtres Aunis et Saintonge Généalogie Charente-Maritime

P A G E     A C C U E I L

- - Dernière mise à jour : 20/12/2016 N° W172002544 ..


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Ancêtres de Louis MARCHESSEAULT du Canada ( marchesseau_genea@hotmail.com )

PARENTS: JEAN (GUILLAUME) MARCHESSEAU & ANNE BOUTILLER/BOUTEILLER/BOUTEILLE:
FRANÇAIS
Les parents de Jean Marchesseau indiquer dans les archives de la province d’Aunis, Guillaume (et non Jean) Marchesseau marié 22 juin 1676 à Marsilly, laboureur à bœufs originaire de Villeneuve la Comtesse, âgé de 27 ans (veuf de Françoyse Cour…deau ? et veuf également de Catherine Cherbonneau) (AD17 en ligne p° 227/236), Aunis à Anne Bouteiller/Bouteille, âgée de 25 ans (fille de Jean Bouteille laboureur à bras et Jacquette Chabosseau) ; Témoins au mariage : Daniel Marchesseau frère de l’époux et Daniel Marchesseau, cousin germain qui signe fort bien l’acte de mariage ; il existe également un contrat de ce mariage passé chez Maître Bresson en avril 1676. On ne pouvait trouver les parents de Guillaume à cause de l’acte qui est sûrement très abîmé, le nom du père doit être illisible ou la page déchirée, car on ne manquait jamais d’indiquer le nom du père, et celui de la mère est tronqué C.deau. Une sœur d’Anne Bouteille, Suzanne Bouteille qui se mari le 10 mai 1676 à Barthélémy Tiraton. (Cette information est de Blanche Marchesseau de Nantes, France, le 22 février 2008.)
1.1,1(F):JEAN MARCHESSEAU DIT LA RAMÉE, {gs,lm,am}.
Jean est né environ 1679 en Aunis, France, décédé le 22 janvier 1736 et inhumé le lendemain à Québec, mar.10/11/1710, Notre-Dame-de-Québec, *MARIE MADELEINE GATIEN DITE TOURANGEAU, née 26/4/1691, Québec, d.11/12/1749, Québec, (prts:Pierre Gatien dit Tourangeau & Geneviève Pinquet). (extrait de mariage page 4001).
Les enfants voir: 2.1
Jean Marchesseau dit La Ramée est l’ancêtre, pionnier et tige de ce nom originaire du Canada. Environ 1703, il fit la traverse de l’Atlantique de La Rochelle, France à Québec en Nouvelle-France. Peut-on savoir le nom du bateau qu’il a pris pour venir en Nouvelle-France? En 1703, le Capitaine Jean Léger de Lagrange avec l’Atalante, est le seul qui soit venu en Nouvelle-France de la France; mais pas de liste de passagers. Aucun bateau n’est venu en Nouvelle-France entre 1698 à 1702. (Information: Le Centre de Généalogie Francophone d’Amérique de la liste des bateaux venus en Nouvelle-France, “Liste des bateaux”. Est-ce que c’est le bateau qu’il a prit pour venir à Québec?
Le 17 mars 1704, une Quittance faite par Charles Bouvier, maréchal de Québec, avec autres personnes inclut Jean Marchesseau dit La Ramée, du salaire à eux dû par la succession à la Maison Blanche et à St. Jean, (17 mars 1704). Au Recensement du roi de 1716 en la ville de Québec sur la rue des Carrières, Jean Marchesseau dit La Ramée était âgé de 37 ans, Madeleine Gatien âgée de 25 ans, Joseph Marchesseau âgé de 2 ans et Élisabeth Petit, cousine de Jean Marchesseau dit La Ramée.
Résidant de 1703-1736 à la ville de Québec. Jean était charretier de métier. Sur les certificats de naissance de Jean-Baptiste, Nicolas et Geneviève, l’appellation du nom de leur mère est écrite: Magdeleine Gatien. Madeleine maria en secondes noces à Christophe Dubois le 20 janvier 1737 à Québec, né en 1707, fils de Noël et de Marie Saureau de St-Aubin, ville de Guerande, diocèse de Nantes, Haute-Bretagne, décédé le 10 décembre 1747 à Québec. Il devait alors prendre la responsabilité d’élever les enfants de la première famille Marchesseau en Amérique du Nord.
Le 8 janvier 1748: Arrêt qui ordonne d’enregistrer le brevet de ratification obtenu le 17 mai 1737, par Jean Marchesseau dit La Ramée et Madeleine Gatien, la concession à eux faite le 12 mai 1737 de 30 pieds de terre de front sur la rue des Carrières à Québec.
Pierre Gatien: né en 1659, couvreur en ardoise, il avait 20 ans quand est venu au Canada; est originaire de Notre-Dame-de-la-Richeville, Tours. Son premier mariage en 1679 à Marie Jeanne Besnard, fille de René et Marie Sedilot. Marie décédée le 4 juillet 1681 à l’âge de 17 ans. En second mariage le 19 janvier 1682 à Geneviève Pinquet, fille de Pierre et de Anne le Chevalier. Geneviève décédée le 23 décembre 1702. Pierre eut un troisième mariage avec Marie Gignard le 28 janvier 1704, veuve de Antoine Renaut. Marie est fille de Laurent et de Elizabeth Sorin.
(autre information par Claire Marchessault-Meilleur, Iberville, Qué. (8.4,8))
La première mention de Jean Marchesseau en Nouvelle-France est datée du 17 mars 1704, alors qu’il reçoit en compagnie d’autres individus, la somme de 20 livres des mains de Pierre Haimard, procureur des créanciers de Charles Aubert de Lachesnaye, pour avoir entretenu les chevaux de sieur Aubert à la Maison Blanche. Cette Maison Blanche existe encore aujourd’hui, située sur la rue St-Vallier, dans la basse-ville de Québec. Construite dans les années 1660, elle est une des plus vieilles maisons de la ville de Québec. Jean Marchesseau exerce le métier de charretier. Divers actes notariés nous indiquent qu’il faisait entre autres le transport de pierres, servant à la construction d’édifices, entre les carrières de Beauport et Québec. Coïncidence, il habite sur la rue des Carrières (près de l’actuel Château Frontenac). Son inventaire de biens au 22 janvier 1748, devant le notaire Barolet, nous apprend qu’il possédait une maison de pierre à deux étages sur la rue des Carrières, située à l’arrière d’une petite maison de pièces sur pièces, avec 3 petits hangars et une étable.
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2.1
PARENTS:1.1,1: JEAN MARCHESSEAU & MARIE MADELEINE GATIEN DITE TOURANGEAU:
2.1,1:JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU, n./b.&bapt.20 & d.30/9/1711, Québec.
BIO-F: (extrait de baptême page 4003), (extrait de décès page 4003), possibilité de décès, maladie de Siam, une épidémie de 1710 à 1711.
2.1,2:SUZANNE MICHELLE MARCHESSEAU, n./b.&bapt.28/9/1712, Québec, d.23/9/1714, Québec
BIO-F: présent au baptême de Suzanne Michelle: les parents, Pierre de Vaudreuil de Cavagnate, de Vaudreuil gouverneur général de la Nouvelle France, Suzanne Delangloiserie et Delangloiserie lieutenant du roi. Possibilité de décès, la rougeole, épidémie de 1714.
2.1,3:JOSEPH MARCHESSEAU, n./b.15/4/1715, Québec, d.2/12/1719, Québec.
2.1,4:JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU I, n./b.17/8/1717, Québec, d.7/12/1749, Québec, mar.1/10/1742, Québec, *MARIE JEANNE CORBIN/COURBIN, n./b.4/5/1717, Québec, d.9/12/1787, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 2e mariage de Marie Jeanne Corbin, mar.15/11/1751, Québec, *Pierre Laberge, n./b.16/5/1717, d.30/10/1757, (prts:Guillaume & Marie Jeanne Quentin, mar.14/2/1695), (parents de/of Jeanne: David Courbin II, n./b.1673, Contracteur de navires, mar.23/2/1707, Québec, *Marie Favron/Faveron, n./b.1687, Québec, d.4/5/1717, Québec).
Les enfants voir : 3.1
BIO-F: (extrait de baptême de Jean Baptiste page 4003), (extrait de mariage page 4004), (extrait de décès de Marie Jeanne Corbin page 4004). Jean Baptiste Marchesseau, maître charpentier de vaisseaux et résidant en 1717-1749 en ville de Québec. Quelques personnes importantes sont présentes au mariage de Jean Baptiste et de Marie Jeanne Corbin, l’écuyer conseiller du roi et lieutenant général civil et criminel, David Corbin, maître charpentier entretenu pour le roi, Charles Noël Dubois, sergent d’une compagnie, et enfin Louis Parent, négociant. Il est écrit que l’évêque a accordé une dispense d’un ban pour ce mariage. Pouquoi? Si nous regardons l’histoire, en l’année 1742, la ville de Québec est affligée par les famines. Jean Baptiste ne semble pas trop touché car il décide de se marier quand même cette année-là. De 1744 à 1750, ils eurent 4 enfants, mais Jean-Baptiste est décédé en 1749 avant que son dernier fils, Étienne est né. Marie-Jeanne Corbin se mari en seconde noce à Pierre Laberge en 1751. De 1752 à 1757, Marie Jeanne Corbin et Pierre Laberge eurent 4 enfants. Mais, seulement les deux premiers ont survécus à l’âge adulte. En 1757 Marie Jeanne Corbin était âgée de 40 ans, est ses enfants : Christophe 13 ans, Jean-Baptiste II 11 ans, Marie-Geneviève 9 ans, Étienne 7 ans, et aussi Marie Jeanne Laberge 5 ans et finalement Pierre Laberge, fils 3 ans. En 1767, était une grande décision pour la famille Marchesseau et Laberge. Marie Jeanne Corbin-Marchesseau/Laberge et ses enfants partent pour St-Antoine-sur-Richelieu durant 1767. Cette année là, Marie Jeanne Corbin était âgée de 50 ans, Christophe était âgé de 23 ans, Jean Baptiste âgé de 21 ans, Marie-Geneviève âgée de 19 ans, et Étienne âgé de 17 ans. Marie Jeanne Corbin est décédé le 9 décembre 1787 à St-Antoine-sur-Richelieu, Québec.
F-: Les enfants de Pierre Laberge et de Marie Jeanne Corbin:

1.Marie Jeanne Laberge, n./b.11/9/1752
2.Pierre Laberge, n./b.8/1/1754
3.Henri Joseph Laberge, n./b.20/4/1755, d.2/9/1755
4.Marie Louise Laberge, n./b.11/4/1757, d.10/6/1758

2.1,5:JOSEPH MARCHESSEAU, n./b.18/4/1720, Québec, d.23/12/1741, Québec
2.1,6:NICOLAS MARCHESSEAU MARCHENOT DIT LA RAMÉE, n./b.5/3/1723, Québec, d.16/4/1803, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.30/4/1753, Montréal, Qué., *CATHERINE PÉRAS, (prts. Pierre & Marise Crépin), n./b.1727, d.16/11/1760, sépulture: 17/11/1760, mar.15/1/1778, St-Charles-sur-Richelieu, Qué., *MARIE JOSEPHTE GATIEN, (ve: Pierre Loysel).
Les enfants voir : 3.2
BIO-F : (extrait de baptême page 4005), (extrait de mariage de Nicolas et Marie Josephte Gatien page 4005). Nicolas, l’esprit à l’aventure pour de nouveaux horizons, s’amène à Montréal pour son premier mariage le 30 avril 1753 à Catherine Péras. De cette union eurent quatre enfants, mais hélas tous décédés en bas âge et son épouse Catherine en 1760 qui fut inhumée à Montréal. En 1765 on le trouve au Wisconsin pour la traite de la fourrure et pour participer à une cérémonie baptismale le 13 juin 1765, donné avec le prêtre Du Jaunay, missionnaire de la Société-de-Jésus, d’Antoine, fils légitime d’Antoine La Fortune et de Charles Outoukis, son épouse, née le 23 janvier sur le fleuve Mississippi à l’embouchure du Wisconsin. Le parrain était Sieur Nicolas Marchesseau et la marraine, Angélique Sejournée, épouse de Sieur Cauchois. L’enfant a été baptisé en privé par Amable Roi, avant l’arriver du prêtre. Le père Du Jauny retourne à Québec après le 3 juillet 1765 pour le restant de ses jours. Cette information se trouve dans le Registre de Mackinac à l’état du Michigan.
Nicolas retourne à Saint-Antoine-sur-Richelieu chez ses neveux, et le 15 janvier 1778, à Saint-Charles-sur-Richelieu, il se marie avec Marie Josephte Gatien, veuve de Pierre Loysel. Ses neveux Christophe, Jean Baptiste, Etienne et leur mère Marie Jeanne Corbin étaient au mariage. Leurs signatures se trouvent sur son registre de mariage. On ne sait pas si Marie Josephte a été avec Nicolas dans le nord-ouest américain, ou si elle est décédée auparavant; aucun rapport pour le vérifier.
Cette information se trouve dans la collection historique du Wisconsin : le 5 août 1787, un baptême de Jean Baptiste Guillory, né le 25 novembre 1783, fils naturel d’Antoine Guillory et d’une mère indienne. Le parrain est Nicolas Marchessau et marraine Félicite Pilet, dame Carignan, qui ont soussignés et ainsi que le prêtre missionnaire Payet.
En 1794, Nicolas se trouve à la mission de Saint-Ignace-de-Michilimackinac, paroisse de Sainte- Anne (1725-1821) au Michigan, Jean Bonga, marié le 25 juin 1794, Jeanne et son mari, un couple noir libre. Ils ont reconnu et légitimité Charlotte, âgée d’environ 12 ans. Le Dru, missionnaire apostolique Dominicain. Témoins : Jean Nicolas Marchesseau, F. Hamelin, prêtre, François Souligny et Charles Chandonnet.
Le 2 août 1796, ont soussigné, le vice-général de l’évêché de Baltimore assiste à la cérémonie de baptême d’une fille, âgée de deux ans, née du légitime mariage de Nicolas Frérot et de Joséphine Poitras, qui était déjà baptisée personnellement par Monsieur Adhémar. Le parrain était Nicolas Marchenaux (Marchesseau): et la marraine Geneviève Blondeau. Adhémar qui a soussigné avec les autres pour preuve, l’addition officielle du baptême.
Enfin, Nicolas retourne à Saint-Antoine-sur-Richelieu pour finir ses jours et décède à l’âge de 80 ans, le 16 avril 1803.
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Note: Ces informations viennent des Registres de Mackinac et de la Collection Historique du Wisconsin, soumis par Jeannette Marchesseault-Desmarais, de Barrington, New Hampshire, l’an 2000.
2.1,7:MARIE GENEVIÈVE MARCHESSEAU/AU,
BIO-F: (extrait de baptême page 4006), Geneviève née le 3 septembre 1726 à Québec, décédée le 9 septembre 1764 à St-Antoine-sur-Richelieu. Promesse d’engagement par contrat: No.337451, Canada 9, Archives Notariales, le 7 mai 1744 à Québec et contrat de mariage le 5 juillet 1744, ville de Québec à *JEAN DUBOIS, navigateur de Ville-de-Rochefort, paroisse St-Louis, France. L’époux dit “de présent en cette ville, étant sur mon départ pour faire voyage en l’Ancienne-France”. Parents de Jean: (Jean Gabriel Dubois et Marie Dionet du Buisson). Je ne trouve aucun contrat de mariage dans les registres religieux. Peut-être que Jean n’est jamais revenu en Nouvelle-France. Après six ans d’attente, Geneviève raconte son futur mari à Québec, à l’âge de 24 ans, son deuxième mariage inscrit cette fois dans les registres religieux, marié le 3 août 1750 à Québec à *JOSEPH THOMAS PARADIS à l’âge de 18 ans. Il est le fils de François Joseph Paradis & Véronique Constantin, né le 10 juillet 1732 à Québec et décédé en 1805 à l’âge de 73 ans à St-Antoine-sur-Richelieu. Geneviève a l’air d’avoir été très populaire à Québec en ce qui concerne les baptêmes car elle est présente à au moins 4: François Guillaume Gatien né le 7 novembre 1735, Marie Geneviève Guiot née le 31 aôut 1745, Jean Chauvin et Marie Geneviève Hugues née le 12 mai 1733.
De la banque « Le Parchemin » 15 mars 1757 (Mtl), (Crevier-Duvernay, J. (1748-1762)) : Vente d’une terre située en la seigneurie de St-Denis au lieu nommé : Plaissance; par Joseph Paradis, commerçant et Marie-Geneviève Marchesseau, son épouse, de la paroisse St-Antoine sur la rivière Richelieu, à François Meaurisseaux, de la rivière Richelieu, paroisse St-Denis. (doc# : 17570315PA016554).
Geneviève est la première de la lignée des Marchesseau qui aménage à St-Antoine-sur-Richelieu; elle attirera là le reste de sa famille, d’où celle-ci rayonnera ensuite sur toute l’Amérique de Nord.
Ils naissent 8 enfants de Geneviève et Joseph, deux enfants à St-Denis et 6 autres à St-Antoine-sur-Richelieu. Mais hélas, Geneviève est décédée en couche de son dernier enfant. La description suivante des enfants est dessous.
(Article) : Joseph Paradis, pionnier de St-Antoine-sur-Richelieu. Dans sa biographie, plutôt anecdotique, de sir Georges-Etienne Cartier, dont il avait été le secrétaire, Benjamin Sulte décrit l’existence aisée que connurent les paroisses du Richelieu aux lendemains de 1763, quand pour la première fois les Canadiens se mirent à récolter assez de céréales pour en exporter.
Des marchands parsemés ici et là dans les villages y connurent, sinon une large aisance, du moins une vie confortable.
Aux premiers registres de la paroisse Saint-Antoine-sur-Richelieu, que devait illustrer, par sa naissance (1814), l’un des auteurs de la constitution de 1867, sir Georges Étienne Cartier, apparaît assez souvent entre 1752 et 1801 la très belle signature de Joseph Paradis, négociant. Par le mariage en 1798 de sa fille Marguerite P. (1778-1848) au lieutenant colonel Jacques Cartier, il est reconnu qu’il était le grand-père du futur homme d’État.
Mais qui était exactement Joseph Paradis? Il a fallu plus d’un recoupement pour établir son identité certaine, et encore davantage pour retrouver le patronyme véritable de la mère de Marguerite Paradis, née Marie Josephte Leveillé.
Fils d’un Rochellois, François Joseph Paradis (1700-1739), qui avait épousé à Québec en octobre
1727, Véronique Constantin (fl.1702-1751) - fils de Denis C., et de Berbe Bélanger - Joseph Paradis, né à Québec le 10 juillet 1732, avait à peine 18 ans quand il contracta, en sa ville natale au mois d’août 1750, un premier mariage avec Geneviève Marchessaut (1726-1764), née à Québec, décédée à Saint Antoine.
Deux ans après son mariage, Joseph Paradis était déjà établi comme marchand - il avait vingt ans - à Saint Antoine, où lui naquirent ses enfants, entre autres, Louise, en 1752, mariée a) à Louis-Frederick Blankford, b) à Beloeil en 1778 à Zacharie Hurtubise (veuf de Marguerite Barsalou) décédée à Montréal en 1780: et Joseph Charles, en 1757. Ce dernier devait aller prendre femme - Marie-Joseph Migneron à Québec en 1783, mais il revint s’établir à Saint Antoine. Il y mourut, encore jeune, en 1805.
Aux derniers jours de la Nouvelle France, Joseph Paradis était associé avec le sieur Boileau, de Chambly - très probablement Pierre Boileau (1716-1783), plus tard capitaine de milice, le père de René Boileau, député de Chambly au 1er Parlement en 1792, - pour le transport des effets du Roi, de Sorel au fort Saint Jean. Au règlement de comptes de 1763, il était assez riche pour présenter des lettres de change au montant de plus de 83,000 livres. N’y était-il qu’un prête-nom, comme, par exemple, d’Hertel de Rouville, l’ancien commandant du fort Chambly? Fort probable. Il n’en put tout de même récolter, comme la plupart des créanciers de l’époque que le quart ou le cinquième de la valeur.
La femme de Joseph Paradis, Geneviève Marchessaut mourut en couches en septembre 1764. Elle n’était âgée que de 38 ans.
En novembre 1766, selon contrat de mariage devant J.-C. Panet, Joseph Paradis convolait à Québec avec Marie-Josephte Léveillé.
Restée jusqu’ici imparfaitement identifiée, elle était née Billy-Léveillé, fille de François Billy (fl.1716-1753) et de Marie-Josephte Léveillé, sont nés à Joseph Paradis, plusieurs enfants.
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(1) C. Tanguay, Dictionnaire...II,512
(2) C.Tanguay, Dictionnaire...VI, 522,227,229.
(3) P.G. Roy, Bigot et sa bande, Levis, 1950, pp. 217,218 (texte original)
ENF : 1.Marie Louise Paradis, n/b.21/1/1752, St-Denis-sur-Richelieu, Québec.
2.Alexandre Paradis, n/b.2212/1753, St-Denis-sur-Richelieu, Québec, d.29/8/1753, St-Denis-sur-Richelieu, Québec
3.Joseph Simon Paradis, n/b.16/10/1755, St-Denis-sur-Richelieu, Québec
4.Joseph Charles Paradis, n/b.15/12/1757, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec
5.Jean Baptiste Paradis, n/b.14/4/1760, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec,
d.28/11/1765, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec.
6.Antoine Amable Paradis, n/b.29/7/1762, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec,
d.2/9/1762, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec
7.Marie Geveviève Paradis, n/b.30/9/1763, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec, d.11/12/1765, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec
8. (male) Paradis, n/b.5/9/1764, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec, d.5/9/1764, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec
F-(la mère et l’enfant sont décédés pendant l’accouchement)

2.1,8:MARIE ANNE MARCHESSEAU, n./b.17/2/1729, Québec, d.2/4/1733, Québec.
2.1,9:LOUIS MARCHESSEAU, n./b.6/6/1732, Québec, d.6/4/1733, Québec.
BIO-F: En 1733, Jean Marchesseau et Madeleine Gatien déjà bien éprouvés perdent 2 enfants, Marie-Anne qui à 4 ans et le petit Louis qui a presque 1 an. Que se passe-t-il en 1733? Regardons l’histoire; depuis 1729, une période de prospérité et de croissance a laissé souffler les gens. Mais en 1732, une mauvaise récolte compromet le commerce de la colonie. En 1733, la répercussion se fait sentir. Le chômage et la petite vérole ravagent la colonie de nouveau, 7% de la population urbaine meurt.
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NOTE-F: Quelque notes historique sur la famille de Jean et Madeleine Gatien proviennent d’Irène Ducharme, une amie de Denise Marchesseault (9.31,8).

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PARENTS:2.1,4: JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU & MARIE JEANNE CORBIN:
3.1,1:CHRISTOPHE MARCHESSEAU/AUT/EAUX/AULT, {gs}, n./b.20/3/1744, Québec, d.30/4/1814, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., s.30/4/1814, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 1)*mar.8/1/1770, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 1)*FRANÇOISE GUERTIN, (prts:François & Marie Catherine Dudevoir), d.1777, 2)*mar.4/5/1778, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 2)*THÉRÈSE LARUE, (prts:Jean Baptiste de la Rue & Marie Geneviève Huguet Daigle), n./b.1/7/1749, Neuville, Portneuf, Qué., d.1804, 3)*mar.30/9/1805, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 3)*MARIE ANNE GARANT, (prts:Michel & Thérèse Obeaur (St-Denis-sur-Richelieu, Qué.)).
Les enfants voir: 4.1 & 4.2 & 4.3
BIO-F: (extrait de baptême de Christophe à la page 4006), (extrait de mariage avec Françoise Guertin page 4007), (extrait de mariage avec Thérèse Larue page 4008), (extrait de mariage avec Marie Anne Garant page 4009), d’après les registres de la paroisse du mariage de Christophe et de Françoise Guertin en 1770, indique à l’âge de 26 ans, il est à St-Antoine-sur-Richelieu depuis 3 ans, dont la famille arrive en 1767 avec sa mère Marie Jeanne Corbin, ses frères : Jean-Baptiste II Marchesseau, Étienne Marchesseau, sa sœur Marie-Geneviève Marchesseau et son époux Blaise Benjamin Durocher, demi-sœur Marie Jeanne Laberge et demi-frère Pierre Laberge. Christophe est le premier descendant Marchesseau a faire achat d’un terrain à St-Antoine-sur-Richelieu le 28 juin 1773. Il était aussi Capitaine de milice de St-Antoine-sur-Richelieu. En tout, Christophe se mari trois fois avec la naissance de 18 enfants.
Premier mariage de Christophe à l’âge de 26 ans épouse Françoise Guertin le 8 janvier 1770 à St-Antoine-sur-Richelieu. Les enfants sont : Geneviève, Marie Anne Jeanne, Françoise et Christophe va demeuré à St-Antoine-sur-Richelieu.
Deuxième mariage de Christophe à l’âge de 34 ans épouse Thérèse Larue le 4 mai 1778 à St-Antoine-sur-Richelieu. Les enfants sont : Augustin va demeuré à St-Antoine-sur-Richelieu, Thérèse, Abraham Jean-Baptiste à St-Ours, Joseph Isaac à Notre-Dame-du-Rosaire de St-Hyacinthe, François-Xavier à Verchères, Vilbon à St-Antoine-sur-Richelieu, Julie, Marie-Thérèse, Thomas à St-Hyacinthe.
Troisième mariage de Christophe à l’âge de 61 ans à Marie Anne Garant le 30 septembre 1805 à St-Antoine-sur-Richelieu. Les enfants sont : Adélaïde, Clémence, Clément sera résidant à St-Antoine-sur-Richelieu et St-Hyacinthe, Godefroi sera prêtre, Louis Léon va émigré aux Etats-Unis.
Christophe demeura à St-Antoine-sur-Richelieu jusqu’à sa mort survenu le 30 avril 1814 à l’âge de 70 ans et inhumé dans le cimetière du même village.
BIO-F: Sur la famille de LARUE: Guillaume Larue, est fils de Guillaume & Marie Pouliot de Saint-Maclou, archevêché de Rouen, Normandie (Seine-Maritime); décédé le 9 janvier 1717 à La Pérade à l‘âge de 96 ans; il avait 31 ans au recensement de 1666 et 32 ans au recensement de 1667, charpentier, se marie le 3/10/1663, Trois-Rivières (ct 20-08 Ameau), à Marie Pépin, fille de Guillaume & Jeanne Mechin, Marie décédée après fl.2/7/1716 à La Pérade.
(Référence: Dictionnaire Beauchemin Canadien)
BIO-F: Sur la famille GUERTIN: l’Ancêtre de Françoise Guertin: Louis Guertin, (1635-1688), pionnier, racine de la famille de ce nom, originaire de Daumeray, près d‘Angers, France. À Montréal en 1653, épousa en 1659, une Parisienne, Elizabeth le Camus (1645-1680).
(Référence; Dictionnaire Beauchemin Canadien).
BIO-F: Sur la famille GARANT: Pierre Garand fils de (Charles & Anne Maillet) de Ste-Croix-des-Pelletiers, v., ar. et archevêché de Rouen, Normandie (Seine-Maritime); d.7 et s.8/1/1700, Saint-Laurent, île d’Orléans (60 ans); 22 ans au recensement de 1666, à Québec; 23 ans au recensement 1667 à Quebec, 36 ans au recensement 1681 à l’île d’Orléans; 39 ans en 1684, confirme 11/11/1665 Québec. Marié le 27/10/1669 Sainte-Famille, île d’Orléans (ct 07 Becquet) à Renée Chanfrain, fille de Vincent & Marquerite LeBreton de Saint-Médard, v. de archêv. de Paris; d.7 et s.8/3/1684 Saint- Laurent, île Orléans. Un deuxième mariage de Pierre le 21/11/1684, Saint-Laurent, île d’Orléans (ct 12 Gilles Rageot), à Catherine Labrecque, fille de Pierre & Jeanne Chôtard). (Référence: Dictionnaire Beauchemin Canadien).
3.1,2:JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU II, {gs}, n./b.4/6/1746, Québec, d.20/6/1805, L'Acadie, Qué., âgé de 59 ans, (age 59), inhumé/buried 22/6/1805, au cimetière/cemetery Ste-Marguerite-de-Blairfindie de L'Acadie, Qué., *mar.25/1/1780, Contrecoeur, Qué., *LOUISE ROY, (prts: Laurent & Catherine Cardier), n./b.1765, d.21/7/1837, Verchères, Qué.
Les enfants voir: 4.5
BIO-F: (extrait de baptême de Jean Baptiste à la page 4010), (extrait de maraige page 4010), Jean-Baptiste est né le 4 juin 1746 en ville de Québec. Le parrain est David Corbin, grand-père et la marraine est Magdeleine Gatien veuve de Jean Marchesseau dit La Ramée, la grand-mère de l’enfant. Comme ses frères et sœurs, Jean-Baptiste arrive de Québec à St-Antoine-sur-Richelieu en 1767 à l’âge de 21 ans. Il épouse Louise Roy en 1780 à Contrecoeur. Il demeura quelque années de 1780 à 1785 à Contrecoeur où nés les trois premier enfants : Jean-Baptiste III, Thomas et Antoine. Ensuite à St-Antoine-sur-Richelieu où né Christophe en 1788, Claire en 1789 à St-Ours et finalement prend résidence à l’Acadie après 1789 comme cultivateur. Le reste de la famille : François, Théophile, Ambroise et Moyse sont nés à l’Acadie. Jean-Baptiste est décédé à l’Acadie en 1805 à l’âge de 59 ans.
BIO-F: Sur la famille ROY: Pierre Roy, (1639-1721), pionnier, fils de Charles Roy et de Jeanne Boyer de St. Michel de Clou, évêché de La Rochelle. Pierre épousa à Montréal, 1672, Catherine Ducharme (1659-1719), de Paris. À Laprairie, (1674-1697), sa fille aînée Marguerite Roy (1674-1749), fut supérieure de la Congrégation Notre-Dame à Louisbourg; son fils François (1691-1778), était un riche propriétaire terrien et trafiquant de fourrures à la fin du Régime Français. Un autre fils, Jacques Roy Sieur de Saint-Lambert, épousa le 24 novembre 1711 à Montréal, Marthe Marguerite French. Elle est née le 22 mai 1695 à Dearfield, Massachusetts. Fils de Jacques Roy, Laurent Roy épousa le 22 avril 1748 à Montréal Catherine Cordier, qui sont les parents de Louise Roy épouse de Jean Baptiste Marchesseau de St-Antoine-sur-Richelieu. (référence: Dictionnaire Beauchemin Canadien)

BIO-F : SOEURS DE Louise ROY
Catherine Roy, m.2 mars 1778, Contrecoeur, Joseph Menard
Louise Roy, m.25 janvier 1780, Contrecoeur, Jean Baptiste Marchesseau, II
Elizabeth Roy, m.28 janvier 1799, Contrecoeur, Louis Rieutard
3.1,3:MARIE GENEVIÈVE MARCHESSEAU/AUX, {gs,gi}, n./b.26/3/1748, Québec, bapt.27/3/1748, Notre-Dame-de-Québec, d.17/5/1777, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., s.18/5/1777, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., à l’âge de 29 (29 years old), *mar.16/7/1765, Hôpital Général de Québec, Qué. *BENJAMIN DUROCHER, bapt: nom/name: Blaise Benjamin Durocher/Desroches, n./b.20/3/1739, (prts:Joseph & Louise Catherine Juillet).
BIO-F : (extrait de baptême à la page 4011), (extracit de mariage page 4012), pour plus d’information sur Geneviève et Benjamin Durocher, lire l’article de Guy Marchessault dans la section historique, le paragraphe (À St-Antoine sur la rivière Richelieu).
ENF : (1).Monique Durocher, (aka : Marie Durocher), mar.5/10/1789, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec, *Joseph-Marie Archambeau/ault
(2).Étienne Durocher, 22/8/1796, Montréal, Québec, *Marie-Jesephe Berthiaume.
(3).Jea-Baptiste Durocher, mar.9/71797, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec, *Marie Françoise Courtemanche, (aka : Marie Françoise Courtemanche-Jolicoeur)
(4).Geneviève Durocher, n./b.1768, d.1830, mar.20/1/1794, île d’Orléans, *Olivier Durocher, (prts : Oliver Durocher & Marie-Thérèse Juillet).

Les enfants de: Geneviève Durocher & Oliver Durocher :
1.Léon Durocher, n./b.1795, d.1799,
2.Edouard Durocher, n./b.1796, d.1842, mar. 1820, *Émilie Dragon,
3.Geneviève Durocher, n./b.1798, d.1836, mar.1919, *Pierre Allaire,
4.Flavien Durocher (prêtre-priest),
5.Calixte Durocher, n./b.1802, d.1895, mar.1826, *Mélanie Archambault,
6.Marguerite Durocher, N./b.1804, d.1804,
7.Theophile Durocher (prêtre-priest), n./b.1805, d.1852,
8.Eusèbe Durocher (prêtre-priest), n./b.1807, d.1879,
9.Saraphie Durocher, n./b.1809, d.1852,
10.Eulalie Durocher, n./b.1811, fondée La Congrégation des Saints Noms de Jésus et Marie. Eulalie portait le nom de Mère Marie-Rose. (Eulalie was the founder of the Sisters of Holy Name of Jesus and Mary Congregation).
11.Julie Durocher, n./b.1815, d.1815.
BIO-F: Sur la famille DUROCHER: d’après mes recherches il y a eu trois frères qui sont venus au Canada, dont un qui est l‘ancêtre de Benjamin Durocher: parents, Joseph Durocher (fl.1706-1750), pionnier, originaire de l’Anjou, France. Marié à Batiscan, en 1730 à Catherine Juillet (1710-1742). (Référence: Dictionnaire Beauchemin Canadien)

3.1,4:ÉTIENNE MARCHESSEAU, {gs}, n./b.1/4/1750, Québec, bapt.2/4/1750, d.16/2/1834, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., (âge 84), s.18/2/1834, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *mar.15/11/1779, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *MARGUERITE GERVAISE, (prts: Charles & Céleste Bélaire, de/of Chateauguay).
Les enfants voir: 4.4
BIO-F: (extrait de baptême à la page 4012), (extrait de mariage page 4013), Étienne est né en 1750, enfant posthume, son père étant mort le 7 décembre 1749, à Québec. Le parrain est Étienne Corbin, oncle et la marraine Marie Magdeleine Roland. Il vient s’installé à St-Antoine-sur-Richelieu en 1767 avec ses frères et sœurs à l’âge de 17 ans . En 1779 à l’âge de 29 ans, il épouse Marguerite Gervaise. J’ai remarqué au mariage d’Étienne et Marguerite, la demi-sœur d’Étienne, Marie-Jeanne Laberge était présente car elle a signée son nom dans le registre de la paroisse avec beaucoup d’autres. Étienne était maître forgeron et avait une écriture très spécial qui était différente des autres. Il est résidant de St-Antoine-sur-Richelieu toute sa vie et décédé à l’âge de 84 ans. De cette union naissent 8 enfants à St-Antoine-sur-Richelieu dont 3 enfants : Marie-Marguerite, Michel et Jacques sont rendu à l’âge adulte, se sont mariés et eurent des enfants.
BIO-F: Sur la famille GERVAISE: Jehan Gervaise (1621-1690, pionnier, originaire d’Angers. Épousa à Montréal, en 1654, Anne Archambault (1624-1699); procureur fiscal de la seigneurie et juge intérimaire de Montréal. A la troisième et la quatrième génération, ses descendants laissèrent l’e final du patronyme (devenu Gervais). Son fils, Nicolas (1666-1750), marié, en 1663, à Madeleine Payet, était capitaine de milice à Pointe-aux-Trembles-de-Montréal, marié (1737) à Madeleine Langlois, était en 1760 capitaine de la Côte-Sud de Détroit. Un autre, Michel (1717-1787), né à Montréal, curé de Saint-Charles-sur-Richelieu en 1741, fut le premier curé de Saint-Antoine-sur-Richelieu, Qué. (Référence: Dictionnaire Beauchemin Canadien).

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3.2
PARENTS:2.1,6:NICOLAS MARCHESSEAU & CATHERINE PÉRAS:
3.2,1:CATHERINE MARCHESSEAU, n./b.17/2/1754, Notre-Dame, Montréal, Qué., bapt.18/2/1754, Notre-Dame, Montréal, Qué., d.2/8/1754.
3.2,2:CATHERINE MARCHESSEAU, n./b.11/6/1756, St-Laurent, Montreal, Qué., d.7/9/1756, St-Laurent, Montréal, Qué.
3.2,3:VICTOIRE MARCHESSEAU, n./b.21/10/1758, Notre-Dame, Montréal, Qué., bapt.22/10/1758, Notre-Dame, Montréal, Qué., d.19/6/1765, St-Laurent, Montréal, s.20/6/1765, St-Laurent, Montréal, Qué.
3.2,4:ANTOINE MARCHESSEAU, n./b.19/9/1759, Notre-Dame, Montréal, Qué., bapt.19/9/1759, Notre-Dame, Montréal, Qué.
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4.1
PARENTS:3.1,1: CHRISTOPHE MARCHESSEAU & FRANÇOISE GUERTIN: (1)
4.1,1:GENEVIÈVE MARCHESSAULT/AUX, {gs,lm}, n./b.27/10/1770, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.7/5/1795, St-Denis, Qué., mar.23/1/1792, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *JEAN BAPTISTE MASSE, (prts: J.B. Ant. & M. Ang. Legris, (St-Denis)).
4.1,2:MARIE ANNE JEANNE MARCHESSAULT/EAUX, {gs,lm}, n./b.13/11/1772, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.10/11/1859, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.24/2/1794, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *PIERRE DUPRÉ DIT DESMARAIS, (prts: Pierre Dupré dit Desmarais & Marie Charlotte).
BIO-F : (extrait de baptême à la page 4014), au baptême de Marie-Anne, le parrain est Benjamin Durocher, négociant et oncle de l’enfant, la marraine est Marie Jeanne Corbin, la grand-mère de l’enfant.
4.1,3:FRANÇOISE MARCHESSEAUX/AUX, {gs,lm}, n./b.19/10/1774, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.14/4/1802, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., inhumé / buried 15/4/1802, in St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F : (extrait de baptême page 4014), le parrain de Françoise est Jean-Baptiste Marchesseau, l’oncle de l’enfant et la marraine impossible de lire le nom.
4.1,4:CHRISTOPHE MARCHESSAULT/EAUX II, {gs,lm}, n./b.3/10/1776, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.4/6/1845, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., (âge 68)(age 68), mar.1/2/1813, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *JULIE DORION, (prts: Noël & Barbe Trudeau).
Les enfants voir: 5.12
BIO-F: (extrait de baptême et mariage à la page 4015), Christophe est né pendant la nuit et baptisé la même journée le 3 octobre 1776 à St-Antoine-sur-Richelieu, le parrain est Étienne Marchesseau et marraine Marguerite Gervaise. Christophe, cultivateur marier à Julie Dorion le 1er février 1813 à St-Antoine-sur-Richelieu. Il vie toute sa vie à St-Antoine-sur-Richelieu et décédé en 1845 à l’âge de 68 ans. Le couple naissent 15 enfants, dont 4 fils, Léopold, Antoine, Côme et Damien Marchesseau vont s’établir à la Nouvelle-Orléans en Louisiane. Un d’entre eux, Damien part de la Nouvelle Orléans en 1850 et s’établir à Los Angeles, Californie pour devenir plus tard le maire de cette ville. Un autre fils Louis Luc Charles Marchessault est demeuré au Canada à West Shefford (Bromont), Québec. Beaucoup des autres enfants non mentionner sont décédé à bas-âge.

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4.2
PARENTS:3.1,1: CHRISTOPHE MARCHESSEAU & THÉRÈSE LARUE: (2)
4.2,1:AUGUSTIN MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt.1/3/1779, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.24/8/1848, N-D-du-Rosaire, St.Hyacinthe, Qué., s.26/8/1848, (âge 69) (age 69), mar.27/9/1802, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *MAGDELEINE ROY, (prts:Jos. & Joséphine Grandpied, ( Michilimakinac, Michigan )).
Les enfants voir: 5.1
BIO-F: (extrait de mariage page 4016), Augustin, résidant à St-Antoine-sur-Richelieu et capitaine de milice. Augustin et Magdeleine Roy eurent 9 enfants dont 7 rendus à l’âge adulte et marier. Tous demeure à St-Antoine-sur-Richelieu et les villages voisins.
4.2,2:THÉRÈSE MARCHESSAULT, {gs,lm}, n./b.21/1/1780, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.=St-Denis, Qué., d.17/5/1784, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F : (extrait de décès page 4017).
4.2,3:ABRAHAM JEAN BAPTISTE FRANÇOIS MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.16/3/1781, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., s.12/5/1863, St-Ours, Qué., mar.16/1/1804, St-Ours, Qué., *MARIE ÉMÉLIE CORMIER, (prts:Pierre & Marie Levitre).
Les enfants voir: 5.2
BIO-F: (extrait de baptême et de mariage page 4017), Baptisé sous le nom de Jean-Baptiste Abraham le 16 mars 1781 à St-Antoine-sur-Richelieu, le parrain est Pierre Laberge, son demi-oncle et la marraine est Marie Guertin.
Extrait du mariage entre Abraham et Marie Émélie Cormier : Le seize de janvier mil huit cent quatre après la publication d’un ban de mariage faite au prône de la messe paroissiale entre Abraham Marchessau, forgeron, résident en cette paroisse, garçon majeur, fils de Christophe Marchessau et de Thérèse Larue en légitime mariage, et Marie Émélie Cormier, fille mineure de Pierre Cormier, capitaine de barque résident en cette paroisse et de Marie Levitre aussi en légitime mariage; les parties ayant obtenu dispense de la publication de deux bans. Le ______ ______ (pas lisable) prêtre vicaire général de ce diocèse, en date du quatorze du présent mois, je prêtre curé soussigné n’ayant découvert aucun empêchement entre les parties fut dites leur ai donné la bénédiction nuptiale après avoir reçu leur mutuel consentement et avec l’approbation de leurs parents respectifs en présence de Christophe Marchessau père de l’époux, d’Augustin Marchessau son frère, Pierre Cormier père de l’épouse, de Pierre Cormier son frère et de beaucoup d’autres dont partie de signé avec nous et avec l’épouse, l’autre partie avec l’époux a déclaré ne savoir signés. Quelque signature : Abraham Marchessaux, Augustin Marchessau, Joseph Levitre, Pierre Cormier, et plusieur autres.
Au début de leur mariage 1804-1806, Abraham et Marie Émélie demeurait à St-Antoine-sur-Richelieu, leur premier fils Siméon Abraham, le patriote, est né en 1806. En 1807, déménage à St-Ours, où que 16 autres enfants sont nés. Seulement 8 rendu à l’âge adulte et marier. Après 1850, deux enfants : Hélène et François-Xavier se trouvent aux Etats-Unis dans l’état du Massachusetts. Au recensement de 1861, Abraham était forgeron à St-Ours. Il est décédé le 12 mai 1863 à St-Ours Québec.
4.2,4:JOSEPH ISAAC MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.7/7/1782, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.8/7/1782, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.26/1/1846, N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, s.29/1/1846, (âge 63) (age 63) Qué., mar.17/7/1804, N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, Qué., *MARIE ANGÉLIQUE DEMERS, (prts:Michel & M.J. Martin).
Les enfants voir: 5.5
BIO-F: (extrait de mariage page 4019), Joseph, forgeron marié à Marie Angélique Demers le 17 juillet 1804, Notre-Dame du Rosaire à St-Hyacinthe et prend demeure en cette ville. Il naît qu’un fils Antoine Isaac en 1823, dix-neuf ans après leurs mariage. Antoine était docteur, part avec quelque cousins pour la Nouvelle-Orléans en Louisiane et ne revint jamais car il est décédé là-bas à l’âge de 28 ans.
Joseph est décédé le 26 janvier 1846 à St-Hyacinthe, Québec.
4.2,5:FRANÇOIS XAVIER (JACOB) MARCHESSEAU/AU/AULT, {gs,lm}, n./b.4/12/1783, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 1)mar.28/10/1805, St-Marc-sur-Richelieu, Qué., 1)*MARIE ANNE LOISEL, (prts:Jean Baptiste & Marg. Richard), 2)mar.10/2/1823, Verchères, Qué., 2)*MARIE REINE FONTAINE, (prts:Joseph & Joséphine Gosselin).
Les enfants voir: 5.3 & 5.4
BIO-F: (extgrait de baptême page 4020 et extrait des mariages pages 4020 et 4021), François-Xavier, avant son mariage, était résident à Beloeil comme forgeron. Là, il raconte sa future épouse, fille mineure Marie Anne Loisel. Le mariage nuptial à été célébré le 23 octobre 1805 à St-Marc-sur-Richelieu. De cette union naissent 8 enfants. Les deux premier : François (Lévi) et Marie Anne sont nés à un endroit que je ne pouvait trouver. On retrouve le couple à St-Hyacinthe pour la naissance de Toussaint en 1812. Avant 1814, déménage à Verchères pour la naissance des 5 derniers de 1814 à 1820. Entre 1820 et 1823, François-Xavier devient veuf de Marie Anne Loisel et le 10 février 1823 un second union avec Marie Reine Fontaine, fille mineure à Verchères. De cette union naissent 10 enfants, tous nés à Verchères. En tout, 18 enfants sont géniteurs de François-Xavier. Tout les enfants sont demeurés dans les villages environnant, en exception de Siméon (Frank) Marchesseau, part pour les Etats-Unis à Kingston, New York. Plus tard la descendance va quitter pour les états du Montana et Washington.
4.2,6:VILLEBON/VILBÉON/VILBON MARCHESSAU/AULT, {gs,lm}, n./b.2/12/1785, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.=St-Denis, Qué., d.3/8/1860, St-Denis, Qué., 1)mar.24/1/1814, St-Ours, Qué., 1)*MARGUERITE DALLAIRE/ ALLAIRE/HALLAIRE, (prts:Michel & Françoise Allard), 2)mar.22/1/1850, St-Denis, Qué., 2)*AURÉLIE LORANGER, (prts:Charles & Marie Brunel).
Les enfants voir : 5.14 & 5.15
BIO-F: (extrait des mariages pages 4022 et 4023), Vilbon, forgeron, marié le 24 janvier 1814 à St-Antoine-sur-Richelieu à Marguerite Dallaire, fille mineure de Michel et Françoise Allard. La signature de plusieurs personnes dans le registre religieux pour le mariage : Marguerite Alaire, Vilbon Marchesseaux, Christophe Marchessaut, Isaac Marchesseaux, Christophe Marchessaux, Augustin Marchessaux et un autre nom non lisable. De cette union naissent 18 enfants, seulement 8 d’entre eux atteint l’âge adulte. Quatre filles; Hedwige, Mathilde, Marie Édesse et Josephte devint religieuse, Joseph part pour les Etats-Unis à Worcester, Massachusetts les année 1880, Cléophas demeure à St-Antoine-sur-Richelieu et Romuald va demeuré à plusieurs endroit dans la province de Québec.
Second mariage de Vilbon le 22 janvier 1850 à St-Denis à Aurélie Loranger, fille majeure de Charles et Marie Brunel. Mention dans le registre la présence de Pierre Allaire, Cléophas Marchessau et Jean-Baptiste Quimenex, les signatures de Vilbéon Marchessau et Pierre Dallaire. Au recensement de 1851, Vilbon est résidant de St-Ours, mais pas pour longtemps, il revint à St-Antoine-sur-Richelieu. De leurs union naissent 8 enfants, tous à St-Antoine-sur-Richelieu. Plusieurs des enfants ont été baptisé à St-Denis. Seulement 2, Zotique et Lucien atteint l’âge adulte. Lucien va demeuré à St-Hyacinthe et Zotique dans quelque villages environnant. Vilbon fut le père légitime de ses 26 enfants. Dans mes recherches, il est le géniteur du plus grand nombre d’enfants dans ma collection « La famille Jean Marchesseau dit La Ramée ». Vilbon est décédé le 3 août 1860. Entre 1860 et 1871 et au recensement de 1871, Aurélie Loranger est résidante à St-Hyacinthe comme intendante d’auberge. Recensement CANADA 1881 : Amélie Marchesseault est résidante de St-Hyacinthe-le-Confesseur, comté St-Hyacinthe, Québec, naissance présumée 1823 (58 ans).
4.2,7:JULIE (JUDITH) MARCHESSAU, {gs,lm}, n./b.28/1/1787, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.13/10/1790, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F : (extrait de baptême page 4024).
4.2,8:MARIE THÉRÈSE MARCHESSAU, {gs,lm}, n./b.3/9/1788, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.=St-Denis, Qué., d.24/10/1858, St-Ours, Qué., mar.14/10/1805, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *PIERRE ANTOINE GAUTHIER, (prts:P. & Gen. Lécuyer, (Boucherville, Qué.)).
4.2,9:THOMAS MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt. 11/11/1790, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.18/5/1865, N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, Qué., s.20/5/1865, St-Hyacinthe, Qué., (âge 75) (age 75), 1)mar.26/8/1817. St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 1)*CATHERINE CUSSON, (prts: Michel & Catherine Alinotte), 2)mar.8/11/1830, N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, Qué., 2)*MARIE LAVALLÉE, (prts:Ant. & Marie Casavant/Ladebauche).
Les enfants voir: 5.17 & 5.18
BIO-F: (extrait de mariage avec Marie Lavallée page 4024), De Thomas et Catherine Cusson, 3 enfants sont nés de cette union, Thomas Siméon qui va demeuré plus tard à Knowlton, Québec, Marguerite Catherine et Catherine Julie décédée à bas-âges, tout les enfants sont nés à Notre-Dame-du-Rosaire de St-Hyacinthe.
Du deuxième mariage de Thomas et Marie Lavallée, cinq enfants nés de cette union : Julie, Mélina, Thomas décédé à bas-âge, Célina et Azilda, tous à nés Notre-Dame-du-Rosaire de St-Hyacinthe.
Thomas est résidant toute sa vie à Notre-Dame-du-Rosaire de St-Hyacinthe. Il est décédé le 18 mai 1865 à l’âge de 75 ans.
Un peut d’histoire sur Thomas, il était membre du Bataillon de L'Acadie durant la Guerre de 1812 à Grade Lieutenant et fait partie de la Révolte des Patriotes de 1837.

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4.3
PARENTS:3.1,1:CHRISTOPHE MARCHESSEAU & MARIE ANNE GARAND:(3)
4.3,1:ADELAÏDE/ADÉLINE MARCHESSAU/AULT, {gs,lm}, n./b.26/9/1806, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.3/11/1830, N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, Qué., *FLAVIN PICARD DESTROISMAISON, (prts:Joseph & Marguerite Mathieu, (de/of St. Damase)).
4.3,2:CLÉMENCE MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt.8/7/1808, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.19/5/1843, Montebello, Co. de Papineau, Qué., *JOSEPH NICOLAS BENJAMIN PAPINEAU, n./b.9/10/1814, St-Denis, Qué., d.28/6/1898, Papineauville, Qué., (prts:Denis Benjamin & Angélique Louise Cornud).
ENF : 1.Joseph Godefroy Papineau, n./b.17/3/1845,
2.Christophe Denis Papineau, n./b.19/8/1846,
3.Louis Anne Papineau, n./b.10/10/1848,
4.Julie Emma Papineau, n./b.29/9/1850.
4.3,3:CLÉMENT MARCHESSAULT, {gs,lm}, b.6/9/1809, St-Denis, Qué., d.10/6/1866, Cathédrale, St-Hyacinthe, Qué., mar.31/1/1831, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *MARIE ROSALIE GRAVELLE/GRAVEL, (prts:Nicolas & Marie Marguerite Dragon).
Les enfants voir: 5.23
BIO-F: Clément, forgeron et Marie Rosalie Gravelle sont la progéniture de 16 enfants, tous nés à St-Antoine-sur-Richelieu et Notre-Dame-du-Rosaire de St-Hyacinthe. Huit enfants atteint l’âges adulte, dont Marie Adéline, religieuse, Clément et Joseph Arthur Henri vont émigré aux Etats-Unis à Worcester, Massachusetts. Les autres enfants vont demeuré dans la province de Québec. Les huit autres enfants sont tous décédés à bas âges.
4.3,4:GODEFROI/GODFROY MARCHESSEAU/AULT, {gs,lm}, n./b.18/1/1811, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.18/1/1811, St-Denis, Qué., d.4/4/1881, St-Aimé,Yamaska, Qué.
BIO-F: ordonné prêtre 20/9/1834 à Montréal, vicaire à St-Denis, (1834-1836), procureur du séminaire de St-Hyacinthe (1836-1842), curé de Sainte-Rosalie (1842-1848), procureur du séminaire de St-Hyacinthe (1848-1853), curé de Ste-Rosalie (1858-1872), curé de St-Aimé, Yamaska (1872-1881). Recensement CANADA 1881 : Godgroid Marchesseau est résidant de St-Aimé, comté Richelieu, Québec, naissance présuméee 1811 (70 ans).
4.3,5:LOUIS LÉON MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt.20/2/1813, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 1)mar.5/11/1833, St-Charles-sur-Richelieu, Qué., 1)*ÉMILIE M. BISSONNET, (prts:Louis & Marie Louise Girard), 2)mar.14/10/1850, Boucherville, Qué., 2)LOUISE BIRTZ, (prts: Jean Baptiste & Adélaide Noël).
Les enfants voir: 5.24 & 5.25
BIO-F: (extrait de mariage avec Émilie Bissonnet page 4025), Louis Léon est marié le 5 novembre 1833 à St-Charles-sur-Richelieu à Émilie Bissonnet. Quelque signature se trouvent dans le registre comme : Léon Marchessault, Louis Bissonnet, Côme Marchesseault, Isaac Marchesseault et plusieurs autres. Le couple va déménagé et voyager très souvent, demeuré à l’Acadie de 1833-1837, ensuite à St-Hyacinthe pour les décès d’un fils Herménégilde et deux filles, Émilie et Malvina en 1837-1838. Après, il émigre aux Etats-Unis comme fabricant de voiture à Amsterdam, New York en 1840 pour la naissance de Louis Charles et Charles Louis. Avant 1850 revint au Canada à l’Acadie et après à Boucherville la même année comme forgeron.
Deuxième mariage de Louis Léon à Louise Birtz le 14 octobre 1850 à Boucherville, Québec. Cette fois, il va demeuré à Longueuil pour la naissance de deux enfants : Marie Hermine en 1853 et Hercule Joseph en 1855. Encore, Louis Léon passe encore les frontières pour se trouver dans le comté de Washington, état du Vermont pour la naissance de leur dernière Hélène en 1860.
Les fils de Louis Léon, Louis Charles qui aura sa progéniture de la famille Marchessault dans l’état du Minnesota et Charles Louis qui va particpé à la Guerre Civile des État-Unis 1862-1865 et qui sera résidant de St. Albans, Vermont et finalement rejoindre son frère Louis Charles dans le Minnesota.

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4.4
PARENTS:3.1,4: ÉTIENNE MARCHESSEAU & MARGUERITE GERVAISE:
4.4,1:MARIE ANTOINETTE MARCHESSAU, {gs,lm}, bapt.15/9/1780, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.27/9/1780, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
4.4,2:MARIE MARGUERITE MARCHESSAULT, {gs,lm}, n./b.26/11/1781, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.22/2/1808, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *PIERRE CASAVANT, (prts:Joseph & Marie Agathe Ouellet).
BIO-F : (extrait de baptême page 4026).
4.4,3:ÉTIENNE MARCHESSAU, bapt.6/7/1783, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.20/4/1787, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F : (extrait de baptême page 4026).
4.4,4:MICHEL MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.20/11/1786, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.7/11/1814, Contrecoeur, Qué., *MARIE LOUISE RICHARD, n./b.1791?, d.5/1/1884, South Hadley Falls, Mass., (âge 98)(age 98), (prts:Jérome & Marie Agathe Chevalier, mar.11/10/1790, Lavaltrie, Québec).
Les enfants voir: 5.13
BIO-F: (extrait de baptême et mariage page 4027), Michel est né le 20 november 1786 à St-Antoine-sur-Richelieu, parrain est Christophe Marchesseau et marraine est Geneviève Cartier.
Michel, cultivateur marié le 7 novembre 1814 à Marie Louise Richard. Ils naissent 12 enfants de cet union et tous à St-Antoine-sur-Richelieu. Résidant à St-Antoine-sur-Richelieu en (1814-1833), après déménage souvent: Contrecoeur, St-Pie-de-Bagot, Granby, et revint à St-Pie-de-Bagot. Après la mort de Michel, son épouse Marie Louise Richard suit la famille aux Etats-Unis dans le Massachusetts. Elle est dédédée à South Hadley Falls en 1884 à l’âge de 98 ans.
Les enfants : Toussaint demeura au Canada, Étienne, Justine demeura au Canada, Marie Louise au Vermont, Elmire à Springfield, Massachusetts, Marie Adelaïde au Canada, Jacques à St. Albans, Vermont, Azarie, François-Xavier à Holyoke, Massachusetts, Delphie au Canada, Marie Olympe au Canada, et Marie Eulalie au Massachusetts.
4.4,5:LOUIS MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.6/1/1788, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt=St-Denis, Qué., d.16/2/1788, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
4.4,6:JACQUES ANTOINE MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt.29/9/1790, St-Charles-sur-Richelieu, Qué., d.13/1/1864, Cathédrale, St-Hyacinthe, Qué., mar.6/11/1815, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., *MARIE MARGUERITE ARCHAMBAULT, (prts:Jean Baptiste & Marie Jos. Gaumon), n./b.15/10/1795, St-Denis, Qué., d.-/7/1880, St-Hyacinthe, Qué.,
Les enfants voir: 5.16
BIO-F: (extrait de mariage page 4028), Jacques est menuisier de métier, marié le 6 novembre 1815 à St-Antoine-sur-Richelieu à Marie Marguerite Archambault.
Jacques et Marie Marguerite ont 9 enfants, tous nés à St-Antoine-sur-Richelieu.
Les enfants : Aglaé, Marie-Grace, Marguerite, Jacques Romuald qui va se trouvé aux Etats-Unis dans l’état du Michigan, Élise, Marie-Paule, Monique, Ludger et Philomène.
4.4,7:CÉCILE MARCHESSAU, {gs,lm}, n./b.25/4/1796, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.29/4/1796, d.14/9/1796, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F : (extrait de baptême page 4029).
4.4,8:ANONYME MARCHESSEAU, s.24/3/1785, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.

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4.5
PARENTS:3.1,2:JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU & LOUISE ROY:
4.5,1:JEAN BAPTISTE (JUDE) MARCHESSEAU III, n./b.27/10/1782, Ste-Trinité, Contrecoeur, Qué., d.25/11/1845, L'Acadie, Qué., 1)mar.20/7/1807, L'Acadie, Qué., 1)*MARGUERITE GAMACHE,?, (prts:Aubin & Thérèse Sylvestre), 2)mar.7/1/1813, L'Acadie, Qué., 2)*ANGÉLIQUE PHANEUF, (prts:Joseph & Marie Marthe Dumas), 3)mar.22/2/1819, N-D-de-Laprairie, Qué., 3)*MARIE SUZANNE CÔTÉ,?, (prts:Joseph & Suzanne Dupuy), 4)mar.24/11/1840, Napierville, Qué., 4)*MARIE LOUISE KELLY, (ve: Jean Baptiste Côté), (prts:Jean Baptiste & Marie Louise Hébert), d.3/12/1875, St-Valentin, Qué.
Les enfants voir: 5.8 & 5.9 & 5.10 & 5.11
BIO-F: (extrait de mariage avec Marguerite Gamache page 4030 et avec Marie Suzanne Côté page 4031), Jean Baptiste (Jude) est né le 27 octobre 1782 à Contrecoeur. À l’âge de 25 ans se mari pour la première fois à Marguerite Gamache, fille majeure, le 20 juillet 1807 à l’Acadie. Mention de la présence au mariage : Théophile Marchesseau, Moyse Marchesseau ses frères, et Joseph Côté père de l’épouse, Jean Côté son frère, Joseph Côté son frère, Louis Demers, Jacques Demers et beaucoup d’autre personne qui ont signés. De cette union naît Jean Baptiste IV, qui sera parti aux Etats-Unis et ne revint jamais et ni attendu de lui. Il est dit par les descendants qu’il a fait parti des Patriote de 1837.
Deuxième mariage à Angélique Phaneuf le 7 janvier 1813 à l’Acadie, Québec. Ils eurent deux enfants : François-Xavier et Simon qui va demeuré à Farnham, Québec.
Troisième mariage à Marie Suzanne Côté le 22 février 1819, à Laprairie, Québec, Ils eurent 7 enfants : Joseph Edmond, Jacob qui va émigré aux Etats-Unis à New Bedford, Massachusetts, Exurie qui passe quelque temps aux Etats-Unis et revint au Canada à Farnham, Québec, Gilbert qui va colonisé les Cantons de l’Est à Ste-Edwidge de Clifton, Québec, Suzanne à Laprairie, Maxime, Justina.
Quatrième mariage à Marie Louise Kelly le 24 novembre 1840 à Napierville. De cette union naît une fille Marie Victorine.
Jean Baptiste III est agriculteur et résidant à L'Acadie en 1805-1841, résidant à Napierville en 1842-1845. Il est décédé à l’Acadie le 25 novembre 1845.

LA FAMILLE CÔTÉ
famille de Joseph Côté et de Suzanne Dupuy:
1.Joseph Côté, Jr., mar.11 juillet 1825, N-D-de-La-Prairie *Marie Anne Bariteau
2.Osithe Côté, mar.23 février 1829, N-D-de-La-Prairie à François Dalpe
3.Marie Suzanne Émérance Côté, mar.22 février 1819, N-D-de-La-Prairie à Jean Baptiste Marchesseau
4.Catherine Côté, mar.12 mai 1823, N-D-de-La-Prairie, à *Julien Sénécal

F:Les ascendants directs de Marie Suzanne Émérance Côté:
Joseph Côté, (fils de: Jean Côté III), mar.27/avril 1786, l”Acadie, *Suzanne Dupuy
Jean Côté III, (fils de Jean Côté II), mar.21 avril 1749, Prairie de La Madeleine, *Marie Anne Bisaillon
Jean Côté II, (fils de: Jean Côté I), mar.11 novembre 1669, à Québec
1.Anne Couture (fille de Guillaume Couture),
2.Geneviève Verdon dit Lefèbvre, mar.25 février 1686, Québec,

Jean Côté I, mar.17 novembre 1635, Québec à Anne Martin
BIO-F: Jean I; venait du Perche, arriva au Canada durant l’été de 1634. Anne, fille aînée d’Abraham Martin, pilote royal. Il eut l’honneur de léguer son nom au champ de bataille où se rencontrèrent les armées de Wolfe et de Montcalm, “les Plaines d’Abraham” ville de Québec
4.5,2:THOMAS LAURENT MARCHESSEAU, n./b. & bapt.13/2/1784, Contrecoeur, Qué., d.19/3/1785, L'Acadie, Qué.
4.5,3:ANTOINE MARCHESSEAU, {gs,lm}, bapt. 17/9/1785, Contrecoeur, Qué., d.25/12/1870, St-Sébastien, Qué., 1)mar.19/10/1807, St-Luc-sur-Richelieu, Qué., 1)*MARIE AUDET/LAPOINTE, (prts: Geoffroid & Apolline Bourassa), 2)mar.4/9/1827, L'Acadie, Qué., 2)*MARGUERITE DEMERS, (prts: Joseph & Ositha Comeau).
Les enfants voir: 5.6 & 5.7
BIO-F: (extrait de mariage avec Marie Audet/Lapointe page 4032 et avec Marguerite Demers page 4033), Antoine, forgeron marié à Marie Audet dite Lapointe, fille mineure le 17 septembre 1785 à Contrecoeur, Québec. Sept enfants sont nés de cet union : Moïse va demeurer à Napierville, Théophile à Napierville, Émilie à Napierville, Salomé va émigré aux Etats-Unis à Lowell, Massachusetts, Isabelle à Notre-Dame-de-Stanbridge, Québec, ?, Eusèbe décédé à bas âges.
Antoine cultivateur, est un deuxième mariage avec Marguerite Demers, fille mineure le 4 septembre 1827 à l’Acadie, Québec. Dix enfants sont nés de cet union : Domithilde est décédée à bas âge, Marcelline, Olivier Julien à Farnham, Québec, Mathilde, Louise, Marie Sophronie, Joseph à Farnham, Québec, Sophronie est décédée à bas âges, Eugène, Auguste est décédé à Champlain, New York.
4.5,4:CHRISTOPHE ÉLOY MARCHESSAU, {gs,lm}, n./b.25/6/1788, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.15/8/1788, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F: (extrait de baptême page 4032), décédé à 1 mois 3 semaines.
4.5,5:FRANÇOIS MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.22/2/1795, L'Acadie, Qué., bapt.22/2/1795, L'Acadie, Qué., d.15/6/1843, L'Acadie, Qué., mar.27/9/1819, L'Acadie, Qué., *SOPHIE RICHARD, (prts: Joseph & Marie Roy), d.18/11/1863, L'Acadie, Qué.
Les enfants voir: 5.21
BIO-F: (extrait de mariage page 4034), François, majeur marié à Sophie Richard, fille mineure de Joseph et Marie Roy le 27 septembre 1819 à l’Acadie. Ils ont 11 enfants tous nés à l’Acadie : Julien voyageur avec ses frères Sophroni et Isaac à la recherche de l’or dans l’ouest américain et revint au Canada, ensuite Henriette, François-Xavier, Mathilde, Florence, Sophroni est chercheur d’or dans l’ouest américain, il va prendre demeure permanent à Butte, Montana jusqu’à sa mort, Isaac à fait parti de l’expédition avec ses frères Sophroni et Julien dans l’ouest, ensuite Joseph, Domithilde, Philomène aurait laissé une descendance dans l’ouest américain, et finalement Philippe le dernier de la famille.
Antoine est décédé le 15 juin 1843 âgé de 48 ans à l’Acadie. D’après le recensement de 1851, Sophie a un magasin général et résidante à l’Acadie, Québec. Elle est décédée le 18 novembre 1863 à l’Acadie.
4.5,6:THÉOPHILE MARCHESSEAU, {gs,lm}, bapt.17/3/1797, L'Acadie, Qué., d.8/8/1863, St-Valentin, Qué., 1)mar.26/7/1819, N-D-de-Laprairie, Qué., 1)*ROSE CÔTÉ, (prts: Joseph & Suzanne Dupuy), 2)mar.8/11/1825, Napierville, Qué., 2)*FLAVIE TREMBLAY, (prts:Augustin & Agathe Daigneau).
Les enfants voir: 5.19 & 5.20
BIO-F: (extrait de mariage avec Rose Côté page 4034 et avec Flavie Tremblay page 4036), Théophile est baptisé de 17 mars 1797 à l’Acadie, Québec. Théophile, forgeron, son premier mariage à Rose Côté, fille majeure le 26 juillet 1819 à Laprairie, Québec.
Présent au mariage de Théophile et Rose Côté qui est inscrit dans le registre : Laurent Roi, oncle maternel de l’époux, Jean Baptiste Marchesseau, François Marchesseau, Moyse Marchesseau, frères, Étienne Boudreau et Jacques Boudreau, Joseph Côté, père de l’épouse, Jean Côté et Joseph Côté, frères, Hippolite Faye et François Faye, Louis Demers, Joseph Bourgeois, Jacques Demers, dont un seul ainsi que l’époux a signé, les autres ainsi que l’épouse ont déclaré ne savoir signés. Signature par Théophile Marchesseau et Laurent Roy.
Théophile et Rose ont 4 enfants : Mélitilde décédée à bas âges, Théophile résidant à l’Acadie et ensuite résidant en 1869 à Champlain, New York, ensuite au sud de la Nouvelle-Angleterre, Moïse part aussi pour la Nouvelle-Angleterre à Southbridge, Massachusetts, Hippolyte décédé à bas âges. Les deux premier enfants : Mélitilde et Hippolyte sont nés à l’Acadie, Québec, Théophile et Moïse sont nés à Napierville, Québec
Deuxième mariage de Théophile, cultivateur à Flavie Tremblay, fille mineure le 8 novembre 1825 à Napierville, Québec. Ils naissent 10 enfants : Bernard émigre aux Etats-Unis à Coopersville, New York et ensuite à Southbridge, Massachusetts, Thècle, Joséphine, Edouard à St-Valentin, Domitille demeure au Canada, Agnan au Rhode Island, Marie Louise à Troy, New York, Laurent, Mathilde, et le dernier Paul. Ils sont tous nés à diverse endroit, l’Acadie, Napierville et Laprairie.
Cours résumer de Théophile, au recensement de 1851 était peintre et résidant à l’Acadie, au recensement de 1861 à St-Valentin était charron de métier, ouvrier de charrette et de voiture. Il a aussi résidé à Napierville, Québec.
4.5,7:AMBROISE MARCHESSEAU, bapt.25/6/1798, L'Acadie, Qué., d.13/7/1798, L'Acadie, Qué.
4.5,8:MOYSE MARCHESSEAU, {gs,lm}, bapt.19/9/1800, L'Acadie, Qué., mar.27/1/1823, L'Acadie, Qué., *MARGUERITE BRO/BRAULT, (prts:Charles & Marguerite Béchard).
Les enfants voir: 5.22
BIO-F:.(extrait de mariage page 4037), Moyse était majeur et Marguerite était mineure lors de leur mariage.
Ils naissent 10 enfants : Moïse décédé à bas âges, Marguerite décédée à bas âges, Flavie mariée, Moyse va résidé aux Etats-Unis à Glens Falls, New York, Maxime, Onésime décédée à bas âges, Charles va demeuré à Henryville, Québec, Marie Adéline décédée à bas âges, Marie Louise décédée à bas âges, Eulalie décédée bébé. Les huit premier enfants sont nés à l’Acadie et les deux derniers à St-Valentin, Québec.
Moyse et Marguerite sont résidant à l'Acadie de 1823 à 1838, résidant à St-Valentin en 1839 et plus. Moyse était forgeron.
4.5,9:CLAIRE LISE MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.26/5/1789, St-Ours, Qué., 1)mar.7/1/1824, L'Acadie, Qué., 1)*LOUIS MARCEAU, (prts:Joseph & Marie Marcoux), (vf: Marie Chaput), 2)mar.4/9/1838, L'Acadie, Qué., 2)*CHARLES BABEUX, (prts: Amable & Jos. Pinsonneault, (vf: Emérentienne Tremblay).

MARIE MARCHESSEAU (fille du roy)
PARENTS: ÉTIENNE MARCHESSEAU & BASTIENNE LAMOUREUX: PP=?
1.2,1:MARIE MARCHESSEAU, {gs,lm}, n/b.1639, France, d.3/7/1701, Montréal, 1)mar. 1669, Charlesbourg, Québec, 1)*PIERRE BOUTIN, 2)mar.25/11/1670, Québec, 2)*JEAN MICHEL/MICHAU, n./b.1640, France, (prts:Louis & Nicole Revon de Maillezais, Poitou, France)
F :(Jean: tué par le massacre d’amérindiens à Lachine, Québec, le 5 août 1689, à l’âge de 49 ans
BIO-F: Marie Marchesseau épousa en première noce à Pierre Boutin en 1669 à Charlebourg. Pierre était originaire de La-Rochelle. En seconde noce avec Jean Michau dit Michel en 1670 à Québec. Une fille Marie Renée Michel est née le 18 juin 1677 à Montréal, mariée le 27 février 1696 à Lachine à Pierre Sauvé dit LaPlante, né 1652, paroisse de Libourne, diocèse de Bordeaux, inhumé le 4 mai 1737, au Bout-de-l’Île. Pierre est le fils de François et de Marie Malleret. Une tragédie se produit le 8 mai 1689 à Lachine. Une attaque indienne a anéanti les résidents du village. Jean Michel et le fils de Pierre Boutin: Albert (1671-1689) âgé de 17 ans furent les victimes. Albert est né le 2 et baptisé le 7/9/1670 à Québec. Marie Marchesseau est dans le recensement de 1681. Elle était âgée de 42 ans.
Massacre de Lachine en 1689.
Le massacre de Lachine, Québec : Le 18 juin 1694, furent déterrés les corps de Jean Michel et de plusieurs autres personnes pour les transporter et les inhumer dans le cimetière des Saints-Anges de Lachine.
1. Près de la maison de Lalande, était le corps de Jean Fagueret dit Petitbois, où ayant fait des fouilles avec des pioches proche d’une grosse roche, nous avons trouvé tous ses os, tous les cadavres étant consommés, lesquels nous avons fait lever de la terre.
2. Sur l’habitation d’eu Jean Michel, nous avons trouvé les os du dit Jean Michel, et de son fils Pierre, et d’Albert Boutin, de 18 ans, fils de Marie Marchesseau.
3.Sur l’habitation de feu Noël Charmois dit Duplessis, nous avons trouvé les os du dit Charmois et d’André Danis dit l’Arpenty, tués et brûlés.
4. Sur l’habitation d’André Rapin, nous avons trouvé dans un creux cinq têtes dont une de Perinne Filastreau, femme de Simon Davaux dit Bouterain avec ses os; une et ses os, d’un garçon qu’on dit être un soldat; deux têtes d’enfants et leurs os, et la tête de Marie Cadieu, femme d’André Canaple dit Valtagagne, dont les os furent trouvés dans une fosse, au pied du grand bois du fort Rolland.
Nous avons fait aussi lever de terre, sur le bord de l’eau, une partie des os de deux soldats, tués le 6 août 1689, dans le combat que les Iroquois livrèrent aux Français entre le fort de l’église et le fort Rolland, n’ayant pu faire exhumer le reste des os, à cause du débordement des eaux qu’il fait à présent.
5. Nous avons envoyé six hommes par de là de la petite rivière de la Présentation, sur l’habitation de feu René Chartier, où lui et ses deux fils, et un petit sauvage, leur esclave, de la nation des Panis, avaient été tués par les Iroquois le 5 août 1689, et où plusieurs personnes nous ont, depuis leur mort, rapporté avoir vu sur la terre leurs têtes et leur os; mais les herbes ayant crû depuis ce temps. ils n’ont pu en rien trouver, et le soleil étant près de se coucher, nous sommes retirés, ayant fait mettre ces os dans un bateau que nous avons reçu, avec le surplis et l’étole noire, au son de la grosse cloche, accompagnés d'acolytes en surplis, portant les chandeliers, la croix et l’eau bénite et chantant les psaumes (...)
A l’égard des corps de Vincent Alix dit Larosée, de Marie Perrin, sa femme, et une partie de leurs enfants que les Iroquois brûlèrent dans leur maison le 5 août 1689, on n’y a rien trouvé, le feu ayant consumé les chairs et les os.
Madeleine Boursier, enfants de onze mois, fut aussi tuée et noyée le 5 août 1689, par les Iroquois, et ses os furent inhumés le 31 octobre 1694. (Archives du Québec, Sherbrooke, Qué.)(texte original)
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Article: La boucherie dans une tempête de grêle dans le massacre Iroquoise à Lachine:
Le ciel sur Lachine était fâché avec l'orage imminent la nuit du 4 août 1689. Les 77 colons et leurs familles se sentaient assurés néanmoins dans leur maison. Dans le passé, les incursions Iroquoises avaient forcé à dépenser beaucoup de temps dans des estacades proche, mais une trêve avaient été signé l'été précédent en présence du Gouverneur Jacques-René de Brisay de Denonville était à Montréal, neuf milles de là, faire savoir que la France et Angleterre étaient encore en guerre, mais les Iroquois le savait et leur alliés anglais les avaient armés pour de nouvelles attaques sur la Nouvelle France.
Quelques heures avant l'aube, Lachine se réveilla du tambourinage de la grêle, perçaient soudainement par des cris affreux des tueurs Iroquois. Milles cinq cent des guerriers de la région du lac Finger, aujourd'hui dans l'état de New York descendent vers Lachine, tuant au hasard avec des couteaux et des tomahawks.
Quelque survivant va aboutir à Montréal. Denonville envoie Philippe de Rigaud, Chevalier de Vaudreuil, avec 300 soldats et ordonne à tous pour prendre abri derrière des estacades. Vaudreuil ensuivi ordonne littéralement; il refusèrent à permettre le sauvetage de 90 prisonniers dont des capteurs indiens furent trop soûl pour se battre.
Plus tard ce jour là, les Iroquois se retirèrent au sud fleuve St. Laurent en regardant Lachine en fumée de leur victoire, en sachant que des captifs brûlait vivant. Quarante-huit des 90 prisonniers se sont échappés, et les autres n'ont jamais été revus. (Archives du Québec, Sherbrooke, Qué.)(texte original)

BIO-F:Les enfants de Marie Marchesseau et Jean Michel:
1.Pierre Michel, né le 23 à Petite Rivière St. Charles, baptisé le 24/9/1672 Québec, décédé 5/8/1689. sépulture 29/10/1694 à Lachine (tué par les Iroquois).
2.François Michel, n/b.20 Petite Rivière St. Charles, bapt.21/2/1674 Québec; cité 5/3/1689 Lachine.
3.Guillaume Michel, n/b.29 Petite Rivière St. Charles, bapt.30/3/1676 Québec, d. 1, s.2/8/1676
4.Marie Renée Michel, n./b.18/6/1677 Montréal, m.1696 Pierre Sauvé.
5.Marie Madeleine Michel, n/b. début 1681, 7 mois au recensement 1681, 19 ans en 1701, mar.1701 à Jacques Leduc.
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BIO-F: (fille du roy): femme payée par le roi de France pour aller en Nouvelle France.

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1.3
JOSEPH JULES MARCHESSEAULT VENU DE FRANCE
Lui, il vient s'établir à Chicago, Illinois en 1899, sa descendance demeure tous en Louisiane et une fille dans le Pennsylvanie. J'ai fait contacte avec eux et mon donnée des photos pour la collection photo.

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1.4
FRANÇOIS MARCHESSEAU EN HAÏTI
PARENTS: FRANÇOIS MARCHESSEAU & ANGÉLIQUE LESPÉRANCE:
1.4,1: MARIE CLAIRE MARCHESSEAU, {jb,ry} n/b.1692, Petit-Goâve, Haïti, d. -/8/1762, Verette, Haïti., mar. *JEAN BERNARD, n/b.1685, Blois, France, d.décembre 1726, Verette, Haïti.
ENF : Claude Bernard, n/b.16/1/1720, Verettes, Haïti
BIO-F: Je ne sais pas d’où venait François Marchesseau, mais il semble qu’il a été planteur. Sa femme, Angélique Lespérance, née à Petit-Goâve, (alors Saint-Domingue). Je cherche actuellement sa filiation.
Ils se sont installés à Verrettes, dans la plaine fertile de l’Artibonite, au nord de Port-au-Prince, et leur fille Marie-Claire Marchesseau est née vers 1692 à Verrettes, décédée en août 1762.
Marie Claire Marchesseau a épousé Jean Bernard, qui venait d’arriver de France. Il est natif de Blois, vers 1685, mort à Verrettes en décembre 1726. Un de leurs enfants, Claude Bernard, a eu une union très stable avec une “négresse libre”, Anne (aka) Nanon, bien que je n’aie pas trouvé leur acte de mariage, tous leurs enfants portent le patronyme Bernard.
Information de Rafaelle Roy, (une descendante de Marie Claire Marchesseau), demeurant à Montréal, Québec.

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1.5
ANNA MARCHESSEAU, BORDEAUX , FRANCE
1.5.1:ANNA MARCHESSEAU, de Bordeaux, France, m.-/7/1796 Holy-Trinity Catholic Church, église catholique, Philadelphia, Pennsylvania, *JEAN BAPTISTE CHAURIAGE.

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1.6
ANNE MARCHESSEAU, NOUVELLE ORLÉANS / LOUISIANE
1.6,1:ANNE MARCHESSEAU, n/b.1765?, d.27/10/1852, âge 87 ans, Nouvelle-Orléans, Louisiane
BIO-F: Elle vient de France, date d’arrivée inconnue.

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1.7
FRANÇOIS MARCHESSEAU, NOUVELLE ORLÉANS / LOUISIANE
1.7,1:FRANÇOIS MARCHESSEAU, n/b.1799?, d.1/7/1839, âge 40, Nouvelle Orleans, Louisiane
BIO-F: Aucune autre information trouvée sur cette personne, peut-être qu’il vient de France. Il est dans le registre de la Nouvelle-Orléans, Louisiane. Est-ce qu’il est parent avec Anne Marchesseau du même endroit? Encore aucune information disponible.

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1.8
SIEUR MARCHESSEAU
BIO-F: Un autre Marchesseau qui a touché le sol de la Nouvelle-France et les eaux du Fleuve St-Laurent pendant la transition de la Nouvelle-France à l’Angleterre. Le Sieur Marchesseau retourne en France en 1762. Aucune mention de son premier nom. (Données de rapports des Archives de Québec):
18 mars 1758. Le même aux mêmes. Sieur Marchesseau, Lieutenant de frégate, commandant de “LA MUTINE”, remplacera comme capitaine du port de Louisburg jusqu’à la paix. Il a procuré la croix de St-Louis au Sieur Dolabarats. Folio 28bis, 1 page.
28 avril 1758. Le Sieur Marchesseau doit faire les fonctions de capitaine de port, en attendant que le Sieur Le Longe puisse se rendre à l’Île-Royale.
27 mai 1762. Le même M. Marchesseau. Espère que son expédition a mettre à la voile.
(Archive du Québec, Sherbrooke, Qué.)
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5.10,6:GILBERT FRANÇOIS MARCHESSEAU/EAULT
(colonisateur dans les Cantons de l’Est)
Gilbert est né et baptisé le 19 novembre 1824 à l’Acadie, comté de St-Jean. Il était un joli homme au teint brun et yeux bleus comme sa race; taille moyenne, épaules larges, mince et droit, très original et farouche. Il n’a jamais consenti à faire prendre sa photographie. Quand sont venues les amours, il traversait à pied la petite rivière Montréal, prenant le raccourci pour aller voir Basilice qui habitait dans une maison de pierre.
Mais au menu de la vie enfantine de Basilice, elle devint orpheline de père dès son bas âge. Son père adoptif était sévère et autoritaire, le pain était à la ration. Basilice était de taille moyenne aux yeux bleus. Elle était la plus jolie fille des environs.
Gilbert et Basilice se marièrent le 13 novembre 1849 à St-Joseph-de-Chambly. Ils commencèrent leur vie commune au coin du rang de la Bataille à Laprairie. Naquirent cinq enfants à cet endroit. En 1860, ils déménagèrent à Farnham, où quatre autres enfants sont nés.
En 1867, Gilbert décida de partir pour coloniser dans les Cantons-de-l’Est. C’est Ste-Edwidge qu’il choisit, où il fit l’acquisition de son lot. Il arriva en 1868 au village de Clifton (Ste-Edwidge). Au menu, lui et sa famille demeuraient au village. Ce fut dans sa maison que logea le premier évêque qui allait à Ste-Edwidge; Monseigneur Charles Larocque, évêque de Ste-Hyacinthe 1866 à 1875.
Ils firent quelques voyages aux États-Unis à Woonsocket, Rhode Island, où il perdirent deux de leurs enfants, Angélina et Aimé Gaspard. C’était une grosse perte surtout dans un pays étranger.
Peu après, ils revinrent au pays pour s’y installer pour de bon. Gilbert prend possession d’un lot de terre sur le chemin de East Clifton, à quatre milles du village. C’est à cet endroit qu’il fit bâtir sa cabane où sont nés ses deux plus jeunes enfants. Cette maison a brûlé, mais fut rebâtie au même endroit que la cabane.
C’était un beau lopin de terre qui devint une ferme prospère, avec une sucrerie qui donnait du beau sirop et faisait de la bonne tire. Cette sucrerie a été détruite par l’ouragan de 1938.
Gilbert avait le caractère très original, rêveur, silencieux, solitaire et farouche. Il adorait ses chevaux qu'il ne faisait pas travailler. Il s’asseyait sur la clôture et admirait ses belles pouliches en fumant sa pipe. Il trayait sa vache trois fois par jour, qui lui donnait trois chaudières de lait. Son chien s’appelait “Comme toi”.
Ses talents: il était un beau chanteur quand il était seul et sifflait pour faire danser. Il fabriquait très bien les bottes « sauvages » et les mocassins, créait des jouets et de jolies poupées de bois pour ses petits-enfants. Il était aussi très bon infirmier, soignait ses enfants et les malades du voisinage et était vétérinaire à ses heures.
Son sport favori était la pêche, le poisson était son met favori, mais hélas!, Il lui fallait cuire son poisson sur un feu de bois dehors, car Basilice détestait le poisson.
Gilbert aimait beaucoup aller veiller au moulin, à moins d’un mille de chez-lui à travers le bois. Il emportait son fanal pour se défendre des ours, nombreux dans cette épaisse forêt à cette époque. Si la mère ourse et ses oursons se trouvaient sur son chemin, Gilbert disait “marche, marche bonne femme” et la mère ours et Gilbert suivaient le même sentier jusqu’à la fourche qui conduisait Basilice à sa cache (la maison) et lui à sa cabane (la maison). Gilbert avait une grande faiblesse, il était un peut « flirteur », et trop rêveur pour bien réussir. Il fut courageux et résigné dans les épreuves, six de ses enfants moururent avant lui. Il décéda subitement en fendant son bois devant sa porte le 21 avril 1900. Émile Bédard qui passait par-là le transporta dans la maison. Il laissait Basilice, cinq enfants vivants, 39 petits-enfants, 37 arrière-petits-enfants. Son lot est devenu une des plus belles fermes de Ste-Edwidge.
Basilice était solitaire et silencieuse, n’aimait pas la compagnie, mais avait une très belle voix. Elle chantait en filant sa laine sur le perron de sa cabane. Les ours qui passaient dans les champs de blés s’arrêtaient, se tenaient debout, l’écoutaient chanter! Elle était fileuse de renom et tricotait sans cesse jusqu’à la fin pour la famille de Gilbert.
Après la mort de Gilbert, elle vint demeurer près de son fils Gilbert Jr. dans une petite maison sur la côte. Cette côte s’appelle depuis “la côte à Mémère”. Dans cette maison, elle prit soin de son fils Joseph, celui qui avait la paralysie enfantine. Après sa mort elle vint demeurer avec la famille de Gilbert,Jr., jusqu’à sa mort qui survint huit ans plus tard. Basilice passa une vieillesse tranquille et retirée.
Elle lisait sa messe tous les matins, faisant sa prière dans son livre de messe aux pages tout usées d’avoir été trop lu! Elle récitait son chapelet et tricotait, tricotait sans cesse, un chausson à moitié fini reposait dans sa manne après son départ.
Les enfants de Gilbert Jr. étaient toujours contents quand elle les appelait pour essayer leurs bas et les mitaines qu'elle leurs faisait. Elle cachait souvent les jeunes enfants sous son tablier pour jouer « à cachette ».
Elle mangeait toujours seule dans la salle à dîner. Mais le Jour de l’An ses deux petits-fils aînés Anatole et Gaspard l’emportaient dans sa chaise à la table de famille pour le grand repas de la fête. Les jeunes enfants décoraient sa manne avec des fleurs de papier, son fils l’emplissait de bonbons, les petits la vidaient plusieurs fois. Elle leurs faisait mettre les deux mains en creux, ils allaient la voir souvent au cours de la journée. (manne: est un grand panier qui servait au transport des marchandises), (Le Petit Larousse))
Un jour d’orage, le vent s’éleva. Basilice en se forçant pour aller fermer la porte, tomba sur le plancher et se fêla un os de la hanche. Elle ne marcha plus! Ses petits-enfants la traînèrent dans sa chaise noire. Les deux dernières années de sa vie, elle usa deux paires de bas.
Assise devant le châssis de l’avant de la salle à dîner, elle pouvait prédire la température pour le lendemain jusqu’au coucher du soleil. Dans le temps des foins, son fils et petit-fils allaient lui demander s'ils devaient faucher le lendemain. Elle ne se trompait jamais!
Elle ne fut pas maladive, mais elle vieillissait doucement. Durant ses derniers jours, elle avait adopté son petit-fils Onile pour avoir de la compagnie. Il ne lui jamais rien refusé. Parfois, quand Onile passait pour labourer à deux milles de chez-lui, il s’arrêtait pour seulement pour prendre un verre d’eau et voir la santé de grand-mère. C’était lui qui devait la coucher, Irène la peignait et lui lavait les pieds.
Un dimanche d’octobre, il faisait chaud comme en juillet. Flore Anne et Irène avaient l’air d’anges blancs. Quand elles allèrent dire bonjour à leur grand-mère, elle leurs disait qu’elles avaient l’air des anges blancs. Ce fut ses dernières paroles qu’elle leur adressa. À leur retour de l’église, Onile et sa mère Émilie, la transporta de sa chaise à son lit. Ils se préparèrent à dirent des prières. Irène alla chercher son livre de messe dans son armoire, la grand-mère se redressa, fixa ses yeux sur Irène et trépassa!. Irène poussa un cri en tombant à genoux. Ils sortirent de la chambre et Léontine, la femme de Gaspard, récita les prières des agonisants.
C’était le 1er octobre 1911. Elle fut enterrée près de son mari au cimetière de St-Edwidge. Elle laissa quatre enfants, Gilbert, Louise, Emma, et Basilice qui porte le nom de sa mère, avec 39 petits-enfants et 37 arrière-petits-enfants.
Irène perdit à onze ans la grande amie de son enfance. Elle la revoyait encore assise dans sa berceuse dans ses atours du dimanche, ses vêtements de deuil et les beaux cheveux argentés sous la coiffe noire, attachés avec un ruban de palme noir. (Biographie par Irène Marchesseault).

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6.20,1:GILBERT MARCHESSEAU/EAULT, JR.
(sa vie aux États-Unis et son retour final au Canada)
Notre père, l’aîné de sa famille est né à Laprairie, le vendredi 23 août, 1850. Il fut le seul fils qui continua la lignée de son père. On l’appelait le petit Gilbert. Il était un joli petit gars blond aux yeux bleus, ressemblait plutôt à sa mère. Intelligent et plein de vie, il passa sa petite enfance au coin du chemin de La Bataille à Laprairie, environ à six milles du village où son père grandit. Il partagea ses jeux avec ses sœurs, Louise, Emma, Angélina et Méraline. Son chien Colly était son compagnon inséparable.
Vers l’âge de dix ans il suivit sa famille à Farnham. Il nous parla souvent de la belle église où il fit ses menus de chantre. Tous les dimanches, il chantait le cantique à la Ste. Vierge. “Je mets ma confiance Vierge en votre secours” qui fut toujours son cantique favori.
La jolie rivière Yamaska avait beaucoup d’attraits pour lui et aussi pour les petits gars de son âge. Il avait des plans. Un jour, il construisit un radeau et emmena Louise, Emma et son chien se promener sur la rivière. Cette promenade faillit tourner au tragique, le courant emporta la frêle embarcation vers la chute et les enfants faillirent se noyer.
L’hiver, il patinait sur la rivière, il était très habile à ce sport, il écrivait son nom avec ses patins. Il aima beaucoup son village de Farnham dont il nous parla souvent. Il resta toujours ami avec ses cousins les descendants de son oncle Exurie Marchesseault.
Encore jeune, muni de son coffre d’outils et quelques nippes, il alla tenter sa chance aux États-Unis et s’engagea comme ouvrier. Il était jeune, fort et brave. Un jour sur le chantier un gars plus âgé et plus grand que lui voulut le battre. Le petit Gilbert lui fit face les poings fermés prêt à foncer sur son agresseur. Un noir admirant l’enfant sans peur s’approcha du groupe, l’autre s’esquiva. Le noir plus âgé et ayant plus d’expérience savait que le petit canadien était en danger et que l’autre prendrait sa revanche à la première occasion. Le soir il vint s’allonger à côté de notre père qui se demandait pourquoi. Au cours de la nuit pendant que le petit gars dormait l’autre revint mais en apercevant le noir qui le fixa dans les yeux il s’effaça. Après cet incident notre père a toujours aimé les noirs. Il disait qu’ils sentaient un peu le mouton lorsqu’ils se couchaient, mais qu’ils étaient fiables et honnêtes.
A dix-sept ans, il s'enrôla dans les Zouaves pour aller à Rome, mais une mauvaise pleurésie le retient à la maison et le conduisit deux pas de la tombe. Il s’en est ressenti toujours. Il avait près de dix huit ans quand son père émigra dans la forêt des Cantons de l’Est et y bâti sa cabane de bois rond. Ste-Edwidge devait devenir sa petite patrie intime.
Dans sa jeunesse notre père était un joli garçon, blond aux yeux bleus, grandeur moyenne, épaules large, très droit jusqu’à la fin, beau chanteur, beau danseur, sociable, il était populaire avec le sexe faible. Il était fermier de son métier et très adroit pour bâtir. La colonisation l’intéressait. Ayant fait ses menus de colon en aidant son père à défricher son lot, il devait plus tard défricher sa propre ferme, y abattre les premiers arbres pour faire place à la maison qu’il construisit lui-même pour abriter sa couvée!
Se fut aux funérailles d’oncle Henri Bilodeau qu’il rencontra sa destinée. Le petit Gilbert vit Émilie pour la première fois. Elle était une jolie petite fille blonde aux longs cheveux bouclés. Ses frisettes attirèrent son attention. Il a toujours eu un faible pour les cheveux frisés! Il la trouva jolie dans ses vêtements de deuil, il y rêva, y pensa et finalement demanda sa main à son père Charles qui là lui accorda avec grand plaisir. Tout heureux de donner sa fille à un des garçons le plus populaire de la place. Ils se marièrent le 12 avril 1875. A cette époque l’avenir était plutôt sombre pour les jeunes ménages. Un grand nombre émigra aux États-Unis. Deux ans après son mariage, notre père y retourna essayer sa chance encore une fois. Il amena sa jeune femme et ses deux enfants Anatole et Angélina à Manchester, New Hampshire
où il travailla de son métier d’ouvrier. Il s’arrêta chez un fermier qui l’envoya bûcher dans son bois. Plus tard, il aida à traire les vaches gagnant ainsi sa nourriture et le lait de sa famille en plus de son salaire.
Un jour le fermier lui confia qu’il avait bien besoin d’une grange, mais qu’il ne trouvait personne pour la construire. Ce soir là, Gilbert demanda à Émilie de lui donner une grande feuille de papier n’ayant rien de mieux. Il veilla, quand il se coucha, une belle grosse grange était dessinée sur le papier.
Le lendemain, il dit a son « boss »: “J’ai bâti ta grange hier soir sur une feuille de calendrier”. Voyant cela, l’homme dit: “Si tu peux bâtir une grange comme celle-ci tu as fini de bûcher du bois et traire les vaches!” Fleurida et Emilia naquirent à Manchester. Ils eurent le chagrin de perdre la petite Fleurida à l’âge de sept semaines.
Ce fut le menu de la carrière d’ouvrier du « petit » Gilbert qui continua de bâtir aussi longtemps que ce fut nécessaire pour économiser l’argent qui lui était nécessaire pour revenir au pays où il prit un lot à un mille de son père à travers la forêt.
Ils ne furent pas heureux aux États-Unis, la vie à loyer dans un « block » leurs déplaisait. Ils regrettaient que leurs enfants soient privés de grand air, d’espace et du soleil dont il avait jouis durant son enfance.
Quoique pauvres ils eurent une enfance heureuse pleine d’aventures et de liberté à même les champs. Il leur aurait fallu une fortune pour donner ce luxe à leurs enfants dans cette ville industrielle. Notre père décida de revenir au Canada où il fit l'acquisition d’un lot situé à un mille de celui de son père à travers la forêt.
Il y construit sa maison qui n’était pas une cabane « à la mode du temps ». Il abattit les plus gros arbres, équarrir à la hache et monta une maison de six chambres sur une cave la hauteur d’un homme ce qui était rare à cette époque, car les cabanes en bois rond, des colons n’avaient qu’une chambre et pas de cave. Il y mit de grands châssis et une porte vitrée avec un contour peinturé. Les gens appelaient cela le château “Marchesseault”! Plus tard, il y ajouta une grande cuisine et y installa une table longue d’un bout à l’autre. Elle était toujours pleine.
Notre père aimait la nature, il ne voulait pas de rideaux dans les châssis qu’il avait fait grands pour voir la beauté de la campagne. Il peintura sa maison jaune disant que cette couleur allait bien avec le vert des champs et de la forêt. Son père a fait une table à dîner pour sa famille pour mettre dans sa salle à dîner au menu de son mariage. Le berceau en bois d’érable fait pour lui par son père vint aussi prendre sa place sous son toit. A la table il était toujours pieux. Notre père était fermier corps et âme. Il défricha et cultiva sa ferme avec dévotion. Aimant toutes les choses de la nature et les animaux, il n’était bien que dans son sillon! Il a passé pour un homme de talent, il n’avait jamais d’argent en banque, il la plaçait sur des terres. Il tenait toujours au moins $300.00 dans un long portefeuille en cuir usé dans sa poche au-dedans de sa veste pour faire des marchés. A part de sa ferme, il avait les terres de Charrette, Lazier, et St-Pierre. Les maisons étaient souvent habitées par des engagés, leurs enfants venaient au devant de leurs pères qui mangeaient chez nous. On les faisait se laver, se peigner et se mettre à la table. Parfois le banc était tellement plein que l’on mangeait que d’une main pour faire plus de place aux autres. Les chaudrons de notre mère semblaient inépuisables.
Notre père était un grand chef dans sa famille, assis au bout de la table avec les deux petits derniers chaque côté de lui, son fils aîné lui faisant face à l’autre bout de la table, il présidait au repas. Il ne manqua jamais de dire son bénédicité avant de s’asseoir, c’est lui qui coupait le pain et le distribuait à sa couvée. Il faisait toujours une croix avec son couteau avant d’entailler une miche “les bonnes miches du bon vieux temps”, c’est lui qui chaque soir disait le chapelet en famille avec l’unique chapelet qu’il a eu dans sa vie, Il l’avait reçu à sa première communion. Ce chapelet est conservé comme un souvenir de famille. La Sainte Vierge était sa grande confidente. Il terminait toujours avec cette prière. “Nous avons recours à votre puissante protection Sainte Mère de Dieu”.
Il fut aussi un grand chef dans sa paroisse, il aidait beaucoup de Canadiens qui revenaient des États-Unis, il leur bâtissait une cabane de bois rond, hébergeait leur famille en attendant. Bon ouvrier, homme d’affaires connaissant les lois, il était consulté pour tout ce quoi se faisait dans la paroisse. Il fut élu maire quatre fois. Il succéda à M.. McClary qui fut le premier maire pendant plusieurs années.
1er terme: 6 mars 1893-1895 succède par McCarr.
2me terme: 20 janvier 1896-1898 succédé par M. Pierre Jalbert,
septembre 1899, remplaça M. Jalbert, absent.
3me terme: 5 février 1900-1902 succédé par Onisime Desjardins
4me terme: 2 février 1903-1904 succédé par Alphonse Cabana
Il fut conseiller, marguillier, président des commissaires. Il ne se bâtissait pas un pont ou une route nouvelle sans qu’il soit consulté. Ses connaissances qu’il avait prise dans un livre de loi rendit souvent service à ses voisins. Comme son père, il était bon vétérinaire, en plus de soigner ses animaux, il passa bien des jours et des nuits a soigner les animaux de ses voisins. Un de ses plus grands chagrins fut de vendre sa ferme qu’il avait défrichée de ses mains et de se séparer de ses chers animaux.
En 1911, il bâtit une belle grosse grange à comble français, peinturée rouge et vert, c’était la plus belle grange du comté. Il était plus fière de sa grange que de sa maison disant que la grange faisait vivre la maison. Son troupeau de Hereford et ses chevaux Belges faisaient son orgueil.
Notre père aimait beaucoup le plaisir. Le meilleur chanteur des environs, il aimait les petites veillées du bon vieux temps! Nul autre n’a « plumé » l'Alouette avec autant d’entrain que lui. Il chanta à l’église pendant 68 ans. Fut maître chantre pendant quarante deux ans. La paroisse fêta ses noce d’argent de maître chantre. M. le curé Morache lu l'adresse, une coutellerie en argent lui fut présentée avec une canne d’argent portant son nom ainsi que la date de son anniversaire. (canne: bâton sur lequel on s’appuie en marchant)(Le Petit Larousse))
Il avait le culte de l’hospitalité. Sa porte était ouverte à tous et chacun, parents, amis, chômeurs, malades et à un grand nombre de quêteux. Plusieurs venaient à sa maison, grand-père Bilodeau, grand-mère Marchesseault, sa sœur tante Méraline, tante Edmire Bilodeau, et sept de ses enfants.
Il était sentimental comme son père. Il aimait la saison des nids d’hirondelle sous le toit de ses bâtiments, mais, il était toujours triste lorsque les oisillons quittaient le nid. Il pensait qu’un jour son propre nid se viderait, comme celui de sa mère. Il n’avait aucune habileté pour le soin des malades. Par contre il était bon vétérinaire pour les animaux qu’il soignait avec dévotion. Menu de son gros livre du Docteur Grignon, Il alla souvent soigner les animaux des voisins.
Un dur coup vint frapper à sa porte. Les exigences de la guerre 1914 le forcèrent à abandonner la ferme et à se retirer au village. L’encan eut lieu le 17 octobre 1917, jour de pluie qui s’ajoutait à la tristesse de la séparation. Deux ans plus tard une autre grande épreuve vint frapper à sa porte. L'influenza emporta notre mère après quelques jours de maladie au printemps 1920.
Il a fini ses jours au village qui l’a vu naître. Il chantait sa messe tous les matins, prenait soin de sa vache, de son cheval et de ses poules. Il lisait ses nombreux journaux, faisait un petit somme et jouait aux cartes avec le club des vieux colons à la retraite. Les petites filles orphelines de sa fille Émilia qu’il avait recueillies chez lui occupèrent ses vieux jours.
La Sainte Vierge qui fut toujours sa grande confidente vint le chercher un samedi d’été le 2 juin 1928. Il mourut entouré de sa famille, dans sa 78ième année. Son corps repose à l’ombre du clocher de la vielle église où pendant tant d’année il chanta la messe. Jusqu’à la fin il a eu le respect de ses enfants qui le considèrent toujours comme un grand chef. (biographie par Irène Marchesseault).
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La vie d'Émilie Bilodeau-Marchesseault

Notre mère est née à Ste-Marguerite-de-Dorchester vendredi 1er octobre, 1858. Elle était la 4e fille et la 9e enfant d’une famille de douze. Fait remarquable elle fut la seule des enfants de Charles Bilodeau qui éleva une famille. Sa sœur Adéline devint veuve un mois après la naissance de son premier enfant. Les autres qui se marièrent n’eurent pas d’enfants.
Elle partagea ses jeux d’enfance avec ses trois petites sœurs Olive, Adéline et Edmire. Adéline semble avoir été sa sœur favorite. Vers l’âge de six ans, elle alla demeurer à Stanfold, qu’on appelait le Boisneuf; dans les terres neuves de Princeville. Oncle Georges, le dernier est le seul qui naquit à cet endroit. Plus tard, la famille vint demeurer à Compton et à Ste-Edwidge. Pas bien longtemps après le décès de l’oncle Henri, ce furent à ses funérailles que notre mère blonde et jolie, fut remarqué par notre père.
É milie comme ses frères et sœurs, commence jeune à gagner sa vie. Elle travailla à Compton pour M. St. Laurent, le présent premier ministre du Canada. Elle garda toujours un bon souvenir de cette famille qui la traita avec bonté. Elle n’a pas eu de vie de jeunesse. A seize ans et demi elle était mariée et elle commença alors la vie comme épouse et mère telle que celle des femmes de cette époque. Elle y fut scrupuleusement fidèle jusqu’à la fin.
Elle fut une mariée de Pâques dans une jolie toilette grise, portant le demi-deuil de son frère Henri. Deux ans après son mariage elle suivit son mari aux États-Unis, mais elle ne put s'acclimater à la mentalité du voisinage. Elle tenait ses enfants dans la maison pour qu’ils n’entendent rien des chicanes des femmes du voisinage. Élevée scrupuleusement, elle était scandalisée par leur conduite et leur langage.
Elle souhaitait revenir vivre à la campagne dans son pays natal. Ses prières furent exaucées quand un bon jour en venant dîner, son mari lui annonça qu’il avait décidé de retourner au Canada. Toute joyeuse, elle demanda où irons-nous? “Dans le bois fut la réponse!” C’était assez bon pour elle, quand il revint le soir à sa grande surprise tout était emballé prêt à partir. Il n’avait pas voulu dire qu’il partait ce jour même. La voyant toute déçue, il se gratta l’oreille, alluma sa pipe comme toujours quand il faisait face à un problème, mit son casque et sortit. Notre mère alla s’agenouiller devant son Sacré Cœur qui était son grand confident pendant que notre père marchait machinalement absorbé par ses pensés. Ses pas le conduisirent à la gare. Il y entra et trouva qu’un train partait pour le Canada dans la nuit. Il revint tout joyeux annoncer que l’on partait.
C’était au printemps de 1881, ce qui fit dire par notre mère “que c’est le plus bel été de sa vie.” Elle entrevoyait enfin un avenir pour ses enfants et au bout du sentier elle voyait son mari bâtir sa maison.
C’était la paix dans la solitude de la forêt, la belle forêt canadienne parfumée de résine et parsemée de jolies fleurs sauvages. Ses petits avaient de l’espace pour courir, le grand air et le soleil qu’elle avait appréciés dans son enfance. Ils ne s’éloignaient pas car ils avaient peur des nombreux ours à cette époque.
Elle sortait son rouet devant sa porte et filait sa laine dans la fraîcheur du sous bois. Elle faisait sa lessive dans l’eau douce du ruisseau, son linge bien blanc séchait sur la mousse verte. Plus de fumée noire pour salir son linge comme en ville, plus de chicanes et hurlements des voisines, la paix et la tranquillité seule avec sa famille. Avec Pit (Anatole) âgé de cinq ans, elle planta un pin qui fut plus tard « l’orgueil de la famille ». Son ombrage abrita nos jeux et ses branches énormes nous servirent de maison pour jouer « à la madame ». L’heure des repas ramenait “ses hommes” pour la soupe aux pois. Je lui demandai un jour qui était “ses hommes?” Elle dit “Ton père et Pit” son fils aîné qui n’avait alors que cinq, mais il a toujours été un homme pour elle.
Notre mère était la meilleure fileuse de tous les environs. La chanson de son rouet amusait le bébé dans son berceau. Très minutieuse pour sa lessive, son linge était toujours bien blanc. Il était beau voir ses belles « piles » de draps et têtes d’oreiller rangés avec soin dans son armoire. Elle repassait comme un « chinois ». Le blason des chemises de ses hommes était raide comme des bardeaux et reluisait comme un miroir, ce qui faisait le bonheur de son mari très exigeant pour ses chemises et de même de ses grands garçons qui tenaient du père.
Bonne cuisinière, sa table était toujours servie avec soin et le menu varié et appétissant. Sa spécialité au goût de notre père était les pâtés au poulet et la tarte aux bleuets dont il raffolait. Pour nous, tout ce qu’elle cuisinait était délicieux. Elle cousait bien les culottes pour ses p’tits gars mais n’aimant pas faire les robes, elle passa cette corvée à Emilia dès qu’elle fut assez grande pour coudre. Elle avait une mémoire remarquable qu’elle tenait de son père. Comme les Bilodeau, elle était une excellente jardinière. En plus d’un grand jardin potager qu’elle cultivait avec dévotion, elle entretenait un joli parterre de fleurs de toutes les variétés, ses fenêtres aussi étaient remplies de belles plantes à fleur, sa cave remplie de légumes, des conserves, pots de confitures, vin, etc. Son armoire avait toujours une cachette de bonbons pour les récompenses et de monnaie pour les cas d’urgence ou pour quelques fantaisies. Elle s’occupait de la basse cour, élevait des poulets et des oies qui se présentaient sur la table du Jour de l’An.
Notre mère fut dévouée pour tous et chacun. Elle ne pensait jamais à elle. Debout la première à quatre heures on ne la prenait pas au lit le matin. Émilie allumait elle-même son poêle à bois, réveillait le plus vieux de ses fils, Anatole, après Onile. Elle laissait dormir son mari qui avait lu ou calculé jusqu’aux petites heures du matin. Elle était la femme forte de l’évangile! Sa foi vive lui fit accepter avec résignation le « départ » de six de ses bébés que le bon Dieu lui demanda de recevoir au ciel, disant qu’il les lui avait seulement prêter! Elle appelait cela sa petite couronne, ses douze grands étaient sa grande couronne! Elle parlait souvent de ses six petits anges en pensant combien ils étaient heureux. Infirmière; elle possédait un don spécial pour le soin des malades. Chacun venait la chercher pour soigner petits et grands ou pour la naissance d’un bébé car il n’y avait pas de médecin dans les environs. Elle avait toujours de beaux linges blancs stérilisés tout prêts en cas de besoin. Elle était toujours heureuse d’annoncer à son mari la naissance d’un gros garçon ou qu’une femme du voisinage lui confiait ses craintes et ses soucis. Elle les encourageait et remontait leur moral, mais ne disait jamais un mot à personne de ce qu’elles lui avaient confié.
Notre mère vécu une vie effacée. Elle ne se glorifia jamais d’avoir été madame la mairesse à plusieurs reprises. Elle ne dansait ni ne pouvait chanter une note. Comme sa mère elle avait le culte de l’autorité établie, fut très soumise à son mari et éleva ses enfants dans le plus grand respect pour leur père. “Tout pour votre père”, était le mot d’ordre dans la maison. La meilleure chaise était pour notre père, le meilleur morceau à la table, s’il restait du dessert, un peu de sirop, etc. ont va garder cela pour votre père “disait-elle avec son regard de bon chien fidèle”.
Elle avait une confiance absolue en son mari. Pas une fois elle s’inquiéta au sujet de ses affaires, elle ne connaissait rien des affaires et ne voulait rien savoir. Elle avait assez d’élever ses enfants.
Deux fois au cours de sa vie notre père vint près de lui confier ses inquiétudes. Notre mère ne cherchait pas à savoir la raison de son embarras, elle l'encourageait en disant qu’elle n’était pas inquiète et qu’il trouverait bien « un trou pour sortir. » «Tu as toujours trouvé un moyen pour arriver», disait-elle « Tu en trouveras bien encore une ». Notre père un peu incertain par sa confiance, mais pas bien convaincu, se grattait l’oreille, allumait sa pipe, mettait son chapeau et sortait marcher dehors.
Après son départ, elle n’était pas brave, elle savait que s’était sérieux pour qu’il lui en parle. Elle allait vite s’agenouiller devant son Sacré Cœur. Quelques temps après notre père lui apprenait que tout était réglé, il avait trouvé un « trou pour sortir. » “Je le savais!” Disait-elle, “Je n’étais pas inquiète!”
Elle nous communiqua sa grande confiance en lui et créa autour de nous un climat de sécurité. Après notre Saint-Père-le-Pape, c’était notre père. Il nous semblait qu’il connaissait tout et ne pouvait se tromper qu’aucun malheur pouvait nous arriver sans sa protection.
Douée d’une santé de fer, elle ne prit jamais le temps d’être malade ni se reposer. Ce fut pour nous tous un choc douloureux de la voir partir vite! L’influenza l’emporta en cinq jour de maladie. Elle ne fut que deux jours malade au lit. C’était au retour de l’influenza qui frappa notre famille entière et fit deux autres victimes. Son dernier chagrin fut d’apprendre la mort du mari d’Émilia qui partit cinq jours avant elle. Après avoir eu dix-huit enfants, la plus jeune seulement était auprès d’elle à ses derniers moments. Aucun autre ne la vit dans sa tombe, étant tous pris par cette terrible maladie. Aucun enfant ni son mari assistèrent à ses funérailles. Quelques voisins l’accompagnèrent à l’église dans une tempête terrible du mois de mars. Elle avait toujours demandé de partir avant son mari et de ne pas donner de trouble à personne. Elle fut exaucée!
Son grand ami le Sacré Cœur vint la chercher un vendredi. C’était le 5 mars 1920. Cette mort soudaine acceptée avec résignation vint couronner une vie de sacrifices. Son corps repose dans le cimetière où elle nous amena tant de fois prier sur les tombes de nos chers défunts. Sa mémoire restera pour nous tous un enseignement et pour sa famille une grande bénédiction. ......................................Mis en ligne le 31/01/2009........

 

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